Jean-Christophe Napoléon Bonaparte, descendant de l’empereur, au cœur d’une cérémonie controversée

Guilhem Vellut/Flickr

Le Figaro fait ce matin le portrait d’un Bonaparte. Il ne ressemble pas à son ancêtre, travaille dans la finance et porte un costume de Golden Boy, il a fait HEC et Harvard, vit à Londres, mais il assume l’héritage et est considéré à 34 ans comme le chef de la famille impériale, il s’appelle Jean-Christophe Napoléon Bonaparte et descend du plus jeune frère de Napoléon Ier.

Le plasticien Pascal Couvert mettra en scène le bicentenaire de Napoléon

Pas question de comparer Macron à Napoléon, hormis leur jeunesse quand ils arrivent au pouvoir, confie-t-il au Figaro, même s’il salue le libéralisme de notre président. Le 5 mai tous les regards seront tournés vers lui lorsqu’il déposera dans la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides une gerbe de fleurs au pied du tombeau de l’empereur. Un endroit où se joue une nouvelle polémique que nous raconte le Figaro, Ouest-France ou le Nouvel Obs depuis plusieurs jours. Comment marquer ce bicentenaire ? Comment réunir tradition et modernité à l’heure de célébrer la disparition de Napoléon 1er ? L’idée de confier cette mission au plasticien Pascal Couvert vient du musée de l’Armée qui gère le Dôme des Invalides, et sa trouvaille est la suivante : placer au dessus du tombeau de Napoléon 1er, suspendu à deux câble, une réplique du squelette du cheval de l’empereur conservé au musée de l’Armée de Londres.

 

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Comme les os du pur-sang arabe de Napoléon sont fragiles et que les Anglais -ces fourbes- ne veulent pas nous les prêter, le plasticien a donc reproduit ces ossements en 3 D. Le résultat final, c’est un peu Jurassic park aux Invalides. Mais paradoxalement et c’est un point de vue personnel, ca rend Napoléon dans son tombeau plus vivant que jamais. Comme si dans la mort l’Empereur et son cheval Marengo retrouvaient l’élan de la conquête. Evidemment, tout ce que l’armée compte de gardiens du temple, d’historiens confit en dévotion, de militaires conservateurs est vent debout contre le projet. Mais le général qui dirige le musée de l’Armée rappelle qu’on est là dans un bâtiment publique, pas dans une église, la directrice adjointe rappelle elle, que le cheval est un ami fidèle des militaires.

David Abiker

 

 

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