Jakub Hrůša dirige l’Orchestre de Bamberg dans un programme Brahms et Dvořák

Décernés chaque semaine, les Trophées Radio Classique priment un nouvel album, mis à l’honneur notamment dans l’émission « Tous Classiques » de Christian Morin

 

Le label suisse Tudor met en avant la filiation Brahms – Dvořák sous la baguette affutée de Jakub Hrůša

Voici le premier volet d’une édition à long terme des symphonies de Johannes Brahms et Antonín Dvořák par l’Orchestre symphonique de Bamberg (dont c’est le cinquantième disque sous étiquette Tudor) dirigé par leur le chef Jakub Hrůša, lequel se voit offrir l’opportunité de graver les quatre dernières symphonies de Dvořák mises en regard avec les quatre symphonies de Brahms. L’association de ces deux génies du Romantisme, liés par une amitié sans pareille, permet un nouveau point de vue. On s’aperçoit immédiatement que les deux dernières symphonies de Brahms et Dvořák ont plus que leur tonalité en commun – mais la juxtaposition illumine aussi leurs différences.

La programmation et la discographie des Bamberger Symphoniker sont depuis longtemps marquées par l’ouverture et le goût du risque

Rappelons leurs enregistrements de symphonies de Mahler, ou l’intégrale des Symphonies de Schubert confrontées à des œuvres de Berio, Rihm, Widmann et d’autres compositeurs contemporains. Sans être une confrontation, cette gravure des ultimes symphonies de Brahms et Dvořák jette pourtant un jour nouveau sur ce répertoire.

La lecture de Jakub Hrůša veille à l’équilibre entre les pupitres et à la sculpture des phrasés. La beauté plastique de l’orchestre, encore assez typé, lui permet un bouquet de couleurs et de nuances.

 

Johannes Brahms : Symphonie n° 4. Antonin Dvořák : Symphonie n° 9 « Du Nouveau monde ». Orchestre symphonique de Bamberg, dir. Jakub Hrůša