Herbert Blomstedt : « Le niveau des orchestres d’aujourd’hui est bien plus élevé qu’il ne l’était à mes débuts »

Alexander Böhm/wikimedia commons

A l’occasion de son concert avec l’Orchestre de Paris diffusé dimanche soir sur notre antenne, Herbert Blomstedt sera, ce vendredi 7 janvier à 20h, l’invité exceptionnel du Journal du classique.

Herbert Blomstedt : « La musique de Brahms donne le feu à ceux qui la jouent »

C’est le doyen des grands chefs d’orchestre en activité, une véritable légende vivante. A 94 ans, Herbert Blomstedt se montre toujours aussi passionné, engagé et témoigne d’une ferveur des plus communicatives, comme nous avons pu l’apprécier lors de son grand retour, en décembre dernier à la Philharmonie, à la tête de l’Orchestre de Paris. Au programme de ce concert : les 3ème et 4ème symphonies de Brahms, compositeur dont l’œuvre le nourrit, le porte, l’interroge et lui donne des ailes depuis des décennies !

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Le chef suédois s’est confié, à notre micro, sur son amour pour la musique de Brahms qui, selon lui, « donne le feu à ceux qui la jouent ». Il est également revenu sur les liens si profonds l’unissant à l’Orchestre de Paris, qu’il connaît depuis de longues années, dont il apprécie le sens des couleurs et de l’imagination, la concentration et la flexibilité. Cette interview a été aussi l’occasion pour lui de nous faire partager son point de vue sur l’évolution de la vie musicale. « Le niveau des orchestres d’aujourd’hui est bien plus élevé qu’il ne l’était lorsque j’ai commencé ma carrière de chef il y a 70 ans » nous a-t-il dit, tout en soulignant les effets de la mondialisation conduisant certaines phalanges à perdre ou changer leurs identités propres.

 

Le talent exceptionnel de Klaus Mäkelä salué par Herbert Blomstedt

Herbert Blomstedt n’a pas caché son enthousiasme vis-à-vis de la nouvelle génération de chefs d’orchestres, saluant notamment le talent exceptionnel de Klaus Mäkelä, le nouveau directeur musical de l’Orchestre de Paris et se réjouissant de voir émerger une nouvelle génération de femmes au pupitre. Quant à son propre parcours, dont les débuts ont été beaucoup moins rapides et fulgurants que ceux de certains jeunes chefs d’aujourd’hui, il lui a permis de prendre son temps, de se développer à petits pas : « Durant mes 70 ans de carrière, j’ai dû relever bien des défis ! C’est ce qui m’a gardé en vie et m’a permis de rester jeune ! »

Laure Mézan

 

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