Emmanuel Macron en campagne à Marseille ?

Emmanuel Macron fait la une du Parisien. En voila un qui est candidat pour diriger, accompagner, fixer des objectifs. Bien sûr il ne le dit pas, mais qui pensera que le déplacement pour 3 jours à Marseille du président de la République, avec dans la poche des milliards d’euros pour la cité phocéenne n’entre pas dans le calendrier d’une campagne de recrutement de lui-même ?

Emmanuel Macron en Conseil des ministres : les 100 prochains jours sont aussi importants que les 100 premiers jours du quinquennat

Le Parisien titre Marseille quoiqu’il en coûte, la Provence Marseille en Grand… L’enjeu du déplacement présidentiel, nous annonce le Parisien, va se compter en milliards d’euros, du jamais-vu. Insécurité, éducation, logement, qui peut dire qu’en évoquant jeudi ces thématiques le président ne va pas faire un clin d’œil appuyé aux Français tout en s’adressant aux Marseillais ? Ce n’est pas ma consœur Cécile Cornudet des Echos qui dira le contraire.

 

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Macron veut retrouver l’ADN réformateur, et il l’a dit en Conseil des ministres : les 100 prochains jours sont aussi importants que les 100 premiers jours du quinquennat. Être un cadre, c’est fixer des objectifs et mettre un peu la pression sur les équipes. Toute la difficulté est de réformer sans réformes, analyse Cécile Cornudet. Justement, c’est là que le plan de communication entre en jeu et pour ça, il faut regarder la une des journaux. A commencer par les Echos, qui titre, Budget de l’hôpital un effort historique !

 

La majorité se prépare activement à faire campagne pour Emmanuel Macron, selon Le Figaro

Et juste à côté : Sortie en douceur du quoi qu’il en coûte. Moins d’argent pour les entreprises, mais 12 milliards d’eurospour le secteur de la santé, pour Marseille, un plan pour les jeunes. Toute la communication présidentielle va résider dans cet équilibre, couper les robinets budgétaires de la période Covid sans donner l’impression qu’il n’y a rien à distribuer. Tout ca est parfaitement coordonné en Macronie. Ouvrez le Figaro vous lirez ceci : la majorité se prépare activement à faire campagne pour le chef de l’Etat (on se demande pour qui d’autre). Sur la page d’à côté, Gérard Larcher, président du Sénat, en appelle à des primaires pour trouver le candidat idéal de la droite. « Jamais », dit-il, « le pays n’a été aussi proche des idées que défendent les Républicains ». Il n’a pas tort, mais alors pourquoi la droite est-elle en position de faiblesse 8 mois avant l’élection ? Parce qu’elle a un problème d’incarnation.

David Abiker

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