Covid 19 : Comment se porte l’industrie du mariage ?

La pandémie de coronavirus n’a pas vidé que les restaurants, les salles de cinéma et de sport ou les pistes de ski. Elle a aussi vidé les mairies et les salles de réception dans lesquelles on célèbre en temps normal plus de 230.000 mariages par an.

Le secteur du mariage génère plus de 3 milliards d’euros chaque année en temps normal

En 2020, en raison de la crise sanitaire, le nombre de mariage s’est effondré de presque 30% en France. Ce n’est pas qu’on s’aime moins mais on se marie moins. Les conséquences de cette chute sont avant tout économiques. Quand les mariés broient du noir et reportent leur cérémonie, c’est toute une industrie qui trinque. Les traiteurs, les loueurs de salles, les DJ, les photographes, les loueurs de vieilles voitures, les vendeurs de robes blanches, les fleuristes, les marchands d’alcool.

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Cette multitude de petits acteurs répartis sur tout le territoire se retrouvent privés d’une part majeure de leurs revenus. Au total le gâteau du business du mariage représente 55.000 entreprises qui génèrent en temps normal un chiffre d’affaires de plus de 3 milliards d’euros et qui l’an dernier n’ont pas été à la fête. Les parts ont été toutes petites.

 

Un mariage coûte en moyenne 15 000 euros

La majorité des mariages n’ont pas été annulés, ils ont été reportés. Si la pandémie de coronavirus recule, si on a plus de vaccins, il y aura sans doute beaucoup plus de mariages cette année. Il y aura un effet rattrapage. Le problème est qu’un mariage coûte en moyenne 15.000 euros et ça ne s’improvise pas. Il faut réserver une salle et un traiteur, lancer les invitations.

 

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Et là, on est dans le brouillard donc le plus probable c’est qu’un bon nombre de fêtes n’auront jamais lieu ou seront plus modestes. Ça va représenter un vrai manque à gagner. Les vendeurs de robe ont limité la casse car les mariées ont souvent quand même acheté leur tenue mais les fêtes qui ont été annulées ont parfois été remplacés par des mariages sur Zoom. C’est moins festif et ça fait moins tourner l’économie.

David Barroux