Cancel Culture : Scandale à l’université américaine de Georgetown

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Sur le sujet du totalitarisme, il faut lire dans le Figaro l’enquête sur la cancel culture (qui vise à dénoncer les comportements jugés problématiques NDR) à l’université américaine de Georgetown. Un papier d’utilité publique, on dirait du George Orwell.

Un professeur de l’université de Georgetown dit constater que les étudiants les moins bien notés sont noirs

A la fin d’un cours en visio-conférence dans cette université de Washington DC très réputée, deux profs discutent. Ils pensent avoir coupé la caméra et l’enregistrement. L’un d’eux se désespère de constater que les étudiants les moins bien notés sont noirs : « j’ai l’angoisse chaque semestre, parce que beaucoup de mes étudiants avec les plus mauvaises notes sont noirs », l’autre semble lui emboîter le pas. La bande sort, est diffusée sur le campus, puis sur Facebook et crée un scandale. Le prof doit démissionner après un acte public de contrition, l’autre collègue se désolidarise, les profs du campus sont sommés de prendre partie contre leurs collègues mis aux bancs. Sur le campus, on trouvera pourtant une récalcitrante pour s’insurger contre ce qui est une véritable chasse aux sorcières, une femme qui refuse qu’on décide à sa place qui soutenir et ce qui est raciste ou non, une femme qui refuse la main mise du politiquement correct sur l’administration qui mène ses enquête par l’entremise du Bureau de la diversité, de l’équité et de l’action positive, une sorte de Stasi du bien.

 

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« Il n’y a ni pardon, ni rédemption, juste la damnation »

Cette enseignante en droit qui est-ce ? C’est Lama Abu-Odeh, d’origine palestino-jordanienne, c’est la seule à s’être élevée contre le sort réservé à sa collègue. Voilà ce qu’elle explique dans sa lettre ouverte, après avoir comparé l’ambiance du campus à la révolution culturelle chinoise : « une nouvelle élite dirigeante s’empare des institutions universitaires en utilisant son statut de minorité et contre laquelle les libéraux progressistes sont impuissants à lutter. Un de mes collègues a fait remarqué que je gaspillais de précises ressources de victimisation en refusant de signer la déclaration des professeurs noirs en tant que musulmane, femme et palestinienne et blabla. C’est la toute l’ingéniosité du régime minoritaire : une coalition de minorités qui collectivement forment une majorité, mais qui néanmoins reste en mesure d’invoquer son statut de minorité pour préserver son pouvoir ». Daniel Kovalik prof de droit à Pittsburg lui emboîte le pas : « ce qui me trouble le plus, c’est que ce mouvement antiraciste possède les caractéristiques quasi religieuses et absolutistes. Il n’y a ni pardon, ni rédemption, juste la damnation ». Paul reste Paul et Marie Madeleine reste une prostituée. Et le mouvement n’en est qu’à ses début.

David Abiker

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