Brexit : Nathalie Loiseau estime que « le plus dur est devant nous »

Nathalie Loiseau, députée européenne LREM, était l’invitée de Renaud Blanc, à 8h15. Alors que le Parlement britannique examinera demain l’accord sur le Brexit, elle espère qu’il sera voté par les députés. Néanmoins, elle n’exclue pas un report en cas « d’évolutions politiques britanniques majeures« , comme l’organisation de nouvelles élections pour l’obtention d’une majorité qui fait actuellement défaut à Boris Johnson.

 

Brexit : « il n’y a pas de raisons de refuser l’accord »

 

« Le plus dur est devant nous parce que – quand bien même il y aurait un vote, ce que j’espère – il faudra travailler le futur de notre relation avec un pays aussi important que le Royaume-Uni » a expliqué Nathalie Loiseau.  Elle a par ailleurs salué le travail de Michel Barnier, négociateur en chef de l’UE. « 3 ans de travail de patience, de volonté conjointe de protéger les intérêts des Européens et de respecter le choix démocratique britannique ». Elle a par ailleurs rappelé que Boris Johnson devait obtenir une majorité au Parlement britannique pour que l’accord soit voté  « Je dirais au Parlement britannique de se réveiller : le moment de vérité, c’est maintenant ! » a-t-elle lancé. Elle a par ailleurs assuré que cet accord  n’affaiblissait pas l’UE.

 

Une possibilité de report en cas d’évolutions politiques majeures.

La députée LREM a déclaré  qu’en cas de refus de l’accord : « Il reviendra à Boris Johnson de proposer quelque chose aux Britanniques et aux Européens. A l’heure où je vous parle, il y a un très bon accord qui est validé par les 27 chefs d’Etats et par Boris Johnson. Il n’y a pas de raisons de repousser le Brexit ». La possibilité d’un report de l’accord n’est cependant pas totalement exclue Nathalie Loiseau a évoqué « d’évolutions politiques britanniques majeures » : l’organisation de nouvelles élections pour obtenir une nouvelle majorité, ou encore si les Remainers arrivent à convaincre que cet accord doit être soumis à un référendum comme l’hypothèse de rester dans l’UE.

 

Le procès en sorcellerie de Sylvie Goulard

A propos du rejet de la candidature de Sylvie Goulard, elle a dénoncé « un procès en sorcellerie », « une vengeance de l’ancien monde sur le nouveau » . Selon l’ancienne Ministre des Affaires européennes, LE PPE (parti populaire européen, majoritaire) a voulu faire payer l’arrivée d’Emmanuel Macron sur la scène européenne. « Il y a des gens au Parlement qui ont confondu leur ambition personnelles et notre ambition pour l’Europe » 

 

Arthur Barbaresi 

 

Retrouvez l’intégralité l’interview en vidéo 

 

 

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