Attentats du 13 novembre : d’autres commandos devaient-ils participer à l’opération ?

Erdrokan/ Wikimedia Commons

9 juges d’instructions, 5 ans d’enquête, et 1 million de pages. Le dossier sur les attentats du 13 novembre se devait d’afficher un gigantisme à la mesure du drame qui a frappé la France. Pourtant, malgré la minutie de l’enquête, les moyens et les efforts investis, et alors que le procès s’ouvre, certaines questions restent en suspens.

Bruxelles : la découverte d’un ordinateur laisse supposer une attaque d’une plus grande ampleur

Le stade de France, les terrasses et le Bataclan étaient-ils les seules cibles des jihadistes ce soir du 13 Novembre ? D’autres commandos devaient-ils participer à l’opération ? L’hypothèse d’une attaque d’une plus grande ampleur a émergé après la découverte d’un ordinateur, à Bruxelles.

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Sur le disque dur, les enquêteurs découvrent un fichier détaillant la répartition de 11 jihadistes, soit un de plus que ceux qui ont réellement frappé Paris, 5 sites et non 3 sont par ailleurs mentionnés. En plus des lieux frappés le 13 novembre au soir, il est question du métro parisien et de l’aéroport d’Amsterdam.

Daesh revendique le lendemain une attaque dans le 18ème qui n’a jamais eu lieu

Autre inconnue, quel a été le rôle de Mohamed Abrini, connu comme « l’homme au chapeau » ? Pourquoi est-il parti précipitamment avant le début de l’opération le soir du 13 Novembre ? Cette défection a-t-elle poussé la cellule à changer ses plans ? Autre interrogation, que faisait Salah Abdeslam dans le 18ème arrondissement, où il a abandonné une voiture, avant de prendre la fuite, comptait-il passer à l’action ? C’est ce que laisse entendre Daesh, au lendemain des tueries en revendiquant une attaque dans cet arrondissement du Nord de Paris, qui n’a finalement jamais eu lieu.

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Ces zones d’ombre restent donc à éclaircir et laissent supposer que ces attaques auraient pu être encore plus meurtrières qu’elles ne l’ont été. Mais la réalité de cette planification n’est détenue que des seuls accusés.

Eric Kuoch 

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