Architecture : Les bureaux seront-ils nos logements de demain ?

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La ministre du Logement Emmanuelle Wargon a présenté le 14 octobre dix propositions pour concilier habitat « durable et désirable ». C’est le fruit de huit mois de travaux, nourris par une consultation menée auprès d’urbanistes, d’architectes ou encore de promoteurs.

L’idée est d’imaginer des bâtiments hybrides et modulables

Parmi les pistes à suivre, il s’agirait d’imposer des critères de qualités pour les logements neufs comme par exemple : imposer une surface minimale, donner une prime pour adapter les logements au vieillissement ou encore densifier les entrées de villes. Il faut aussi transformer quatre fois plus de bureaux en logement d’ici 10 ans. Emmanuelle Wargon souhaite encourager la réversibilité des bâtiments dès la conception ce qui leur permettrait de changer d’usage facilement. L’idée est plutôt d’imaginer dès le départ des bâtiments hybrides et modulables, mais cela se réfléchit dès la conception, explique Patrick Rubin, fondateur de l’atelier Canal Architecture : « comme on ne sait pas ce qui va arriver demain, on a plutôt intérêt à avoir de grands paysages ouverts. Il faut anticiper et fabriquer des immeubles de bureaux ».

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Cet architecte va construire prochainement un immeuble réversible de 5.000 m2 à Bordeaux. Ces types de projets sont encore peu développés en France, même s’ils sont très avantageux estime Patrick Rubin. Il existe déjà l’existence d’un parking réversible a Montpellier et celle d’un bureau muté en logement à Strasbourg. Selon lui, « transformer le bâtiment revient à ne toucher qu’à 30% de son existence ». Cela se ressent sur le coût puisque transformer un bâtiment réversible revient à 700 euros le m2, c’est trois fois moins cher que pour un bâtiment classique.

Emilie Valès

Retrouvez le reportage d’Emilie Valès :

 

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