Alexandre Jardin : « Avec Française, j’ai voulu revenir aux grands romans du 19ème siècle »

Alexandre Jardin était l’invité de la matinale de Bernard Poirette ce lundi 17 août. Le romancier vient de sortir chez Albin Michel « Française », un roman qu’il présente comme la description « du mode de vie réel de notre peuple ».

Alexandre Jardin a rappelé la polémique autour du refus de l’ARS d’autoriser le gel fabriqué par Clarins

« Française, c’est le roman vrai des classes populaires », explique Alexandre Jardin, qui revendique sa volonté de parler des « invisibles », à l’image d’Emile Zola et Victor Hugo. « Notre littérature ne parle plus du peuple, c’est-à-dire de l’énorme majorité de ceux qui vivent en dehors du périphérique », a-t-il ajouté, fustigeant des médias parisiens ne parlant pas assez « de la réalité ». Dénonçant un système français « qui rend fou », Alexandre Jardin a cité l’exemple de la polémique autour de la marque de cosmétique Clarins, qui a fabriqué du gel hydroalcoolique au début de la pandémie. « L’Agence Régionale de Santé a refusé, car la formule n’était pas la bonne ! » s’est scandalisé l’écrivain, pointant « une chape de plomb administrative devenue folle ».

 

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Il a en tous cas salué la prise en main des communes et des élus locaux lors de cette crise du coronavirus, à l’inverse selon lui de l’état central. Rappelant qu’Alexandre Jardin avait tenté de se présenter à la présidentielle de 2017 (il n’avait pas obtenu les signatures), Bernard Poirette a interrogé le romancier sur ses intentions en cas d’un duel Macron/Le Pen en 2022. « Avant de penser à 2022, pensons à l’hiver prochain, avec des centaines de milliers de chômeurs. Pensez-vous qu’on aura un pays tranquille ? » a tranché Alexandre Jardin, évoquant « un pays encore sous morphine avec du pognon public, mais ça va se débrancher ! ».

 

 

Béatrice Mouedine

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