Agnès Buzyn sous protection policière : « J’ai fait l’objet d’agressions verbales et physiques »

Agnès Buzyn sort de son silence médiatique dans Le Figaro. La candidate LREM à la mairie de Paris y fait en partie machine arrière sur les déclarations tonitruantes publiées par le journal Le Monde, peu après le premier tour des municipales.

 

Agnès Buzyn s’excuse d’avoir employé le terme « mascarade » pour désigner le premier tour des municipales

« J’ai pu apparaitre comme le bouc émissaire ». L’ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui est restée mutique après un début de campagne à Paris laborieux et une interview sans filet au Monde, tente le déconfinement politique, phase II, dans une interview exclusive au Figaro. Elle tente de retirer les bâtons qu’elle s’était elle-même mis dans les roues. On la sentait hésitante à reprendre la campagne municipale, suggère Le Figaro, mais non, elle « a toujours souhaité s’engager pour Paris ».

 

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Interrogée sur ses déclarations au Monde indiquant que le premier tour des municipales était « une mascarade », elle s’excuse d’avoir utilisé ce mot et surtout d’avoir décroché son téléphone au lendemain de la défaite pour répondre aux questions du Monde. Regrette-t-elle son départ du ministère de la Santé ? Non.

 

 

 

« La question des masques est plus complexe qu’une question de stock », pour Agnès Buzyn

Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont-ils tardé à prendre la mesure de l’épidémie, comme elle le faisait entendre d’une certaine façon dans cette interview maudite au Monde ? A aucun moment. Y a-t-il eu des manquements dans la gestion des masques ? « La question des masques est plus complexe qu’une question de stock. La commission d’enquête permettra de mieux comprendre ». Que pense-t-elle de son score au premier tour, 17% ?

 

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« C’est un bon score par rapport au match droite-gauche qu’on nous avait annoncé ». Si Rachida Dati est élue maire de Paris, la soutiendra-t-elle ? Non, elle siègera dans l’opposition. Enfin, Le Figaro demande à Agnès Buzyn : « Faites-vous l’objet d’une protection policière ? ». « Hélas, oui, répond-t-elle. J’ai été menacée sur les réseaux sociaux et j’ai fait l’objet d’agressions verbales et physiques ».

 

David Abiker

 

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