Robert Redford disparaît à 89 ans : l’immense acteur avait découvert le jazz à 15 ans, une passion qui ne l’a jamais quitté

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Acteur emblématique et réalisateur renommé, Robert Redford, qui s’est éteint à 89 ans, était une légende du cinéma américain. Il fut également un passionné de jazz qu’il avait découvert dans les années 50 et qui a souvent ponctué les films qu’il a tournés.

L’Arnaque, Gatsby le Magnifique, Butch Cassidy et le Kid, Nos plus belles années, Brubaker… Autant de grandes productions américaines mythiques marquées par le talent de Robert Redford, son charme et son jeu tout en finesse, mais aussi par le jazz, son autre passion, omniprésent dans les bandes-originales de ces films.

On pense bien sûr au piano ragtime de Scott Joplin qui soutient les aventures de Robert Redford et Paul Newman, les deux magouilleurs de L’Arnaque, le film de George Roy Hill (1973). Les arrangements pour ce film sont signés Marvin Hamlisch, le compositeur auquel Sydney Pollack fit également appel pour la musique très années 30 de Nos plus belles années, film dont Robert Redford et Barbra Streisand partagent l’affiche.

Sans oublier Gatsby le Magnifique le film de Jack Clayton, en 1974, dans lequel le jazz accompagne les soirées folles de la haute société de l’État de New York dans les années 20 au cours desquelles Jay (Robert Redford) tente de séduire Daisy (Mia Farrow).

« Le jazz sera toujours en mouvement et il est indissociable de l’improvisation »

Dans une interview, accordée en 2005 à la pianiste de jazz et animatrice Judy Carmichael, Robert Redford confiait qu’il avait découvert le jazz à l’âge de 15 ans lors d’un concert du trompettiste Chet Baker et du saxophoniste Gerry Mulligan à Los Angeles et qu’il fréquenta assidument les clubs de jazz de New York où il fit des études avant de jouer dans les théâtres de Broadway.

« Je pense qu’en tant que jeune acteur, j’étais très attiré par l’improvisation. Je crois que ça m’est venu grâce au jazz qui m’a élevé. Les artistes de jazz cherchaient une nouvelle route (…) Le jazz a toujours été un véhicule de changement, il sera toujours en mouvement et il est indissociable de l’improvisation », déclarait-il. Dans cette interview citée par TSF Jazz.

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Lors des éditions du festival de Sundance, dédié au cinéma indépendant, qu’il dirigeait depuis 1985, Robert Redford invitait régulièrement des musiciens et des formations de jazz. En 2016, il avait co-produit avec les musiciens Jack White et T-Bone Burnett un documentaire, America Epic, qui racontait notamment l’histoire de la naissance de l’industrie du disque dans les années 20.

Philippe Gault

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