Afghanistan : Joe Biden ne regrette pas sa décision

Gage Skidmore/ Flickr

Quelques semaines avant la déroute des Américains à Saïgon en 1975, le Président des Etats-Unis Gerald Ford consulte tous azimuts face au bourbier vietnamien. Le Washington Post a ouvert ses archives et raconte comment un certain Joseph Robinette Biden Junior, alors sénateur, s’est retrouvé convoqué à la Maison Blanche pour une réunion ultra confidentielle.

Joe Biden conseillait de quitter le Vietnam en 1975

Hier soir, le Président Joe Biden a défendu ardemment la décision du retrait des troupes américaines après 20 ans de présence afghane : « je suis très triste de voir ce à quoi nous assistons. Mais je ne regrette pas ma décision ». Pourtant la presse du monde entier ne cesse de comparer cette débâcle à celle de Saïgon. « Biden coordonne une humiliation » écrit même le New York Times ce matin.

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Le Washington Post note, lui, qu’entre 1975 et 2021, Joe Biden n’a en réalité pas bougé d’un iota. En 1975, déjà, il conseille à Ford de quitter le Vietnam, ne voyant aucune autre issue. « Aujourd’hui comme hier, Biden est inamovible, insensible à l’argumentaire militaire qui soutient qu’avec un peu plus de temps, plus de moyens, la situation du terrain peut changer. Aujourd’hui comme hier, Biden a remis en question l’utilité de faire perdurer un conflit, qu’il juge déjà perdu. » explique le Washington Post.

Etats-Unis : « Force est de constater que les Afghans, ne sont pas des leurs »

La Presse française n’est pas non plus tendre à l’égard de Joe Biden, qui a de quoi avoir les oreilles qui sifflent. « Cette débâcle était parfaitement évitable » écrit Philippe Gélie dans Le Figaro. « Joe Biden aurait pu baliser le retrait : de conditions politiques et de préparatifs logistiques », poursuit-il. Les Echos sont un peu plus cléments, encore que: « la tragédie qui se joue sous nos yeux incombe en grande partie au gouvernement afghan ». Lucie Robequain nous rappelle cependant une devise souvent entendue dans les films américains : « Leave no one behind », ce credo des soldats signifie « ne jamais abandonner personne ». Or, « force est de constater que les Afghans, ne sont pas des leurs » pointe l’éditorial.

Victoire Faure 

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