La vie trépidante du célèbre orfèvre Benvenuto Cellini le conduira de Florence à Paris en passant par Rome. Elle avait tout pour séduire Hector Berlioz, lequel lui a d’ailleurs consacré son premier opéra, dont la création s’est soldée par un échec retentissant.
En 1834, l’écrivain Alfred de Vigny donne à lire à Hector Berlioz, son ami, la célèbre autobiographie de Benvenuto Cellini. C’est un livre très coloré, rocambolesque, qui s’appelle La Vita. Dans cet ouvrage, le sculpteur florentin et plus grand orfèvre de tous les temps raconte sa propre vie. Le personnage est exactement de nature à enthousiasmer Berlioz.
Le compositeur, qui a connaît le succès depuis la création de sa Symphonie fantastique en 1830, va demander à un jeune poète, Léon de Wailly, ainsi qu’à Auguste Barbier, de confectionner un livret autour d’un des épisodes les plus importants de la vie de Cellini. Il s’agit de la fonte de la plus célèbre des statues que nous a laissées le maître, le célèbre Persée qui tient la tête de la Gorgone.

Cet artiste florentin de la Renaissance est né en l’an 1500. Son père était déjà marié depuis 20 ans quand sa femme a enfin accouché de ce garçon inespéré, qu’il a donc tout naturellement prénommé « Bienvenu », Benvenuto.
Benvenuto Cellini est un bagarreur, une tête brûlée, mais aussi un artiste talentueux
Alors que son père fabrique des instruments de musique pour les Médicis, Benvenuto Cellini est davantage attiré par les arts plastiques. Grand admirateur de Michel-Ange, il entre dans un atelier d’orfèvrerie contre l’avis de son père.
A lire aussi
C’est une tête brûlée, un bagarreur, plusieurs fois banni de la République de Florence. Mais c’est aussi un artiste talentueux : tout l’intéresse, les sceaux, l’art de graver les médailles ou de frapper les monnaies, l’art d’émailler, et bien sûr, le dessin.
Dans cet épisode, Franck Ferrand vous brosse le portrait d’un artiste au talent spectaculaire, et à la vie pleine de rebondissements.
Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte
Danser jusqu’à la mort : À Strasbourg, l’étrange phénomène des « danses de Saint Guy »
Gaëtan Dugas, le « patient zéro » du sida et symbole injuste d’une épidémie
RÉCIT – De Gaulle et le Québec libre, les trois mots qui ont déclenché une crise diplomatique
Sophie Germain, la femme qui a défié les chiffres et les préjugés de son siècle