Jeune noble qui passa une grande partie de sa vie en cavale, Lorenzo de Médicis est des personnages les plus hauts en couleur de sa célèbre famille. Franck Ferrand revient sur la véritable histoire de Lorenzaccio qui a inspiré la tragédie d’Alfred de Musset.
En 1537, la famille Médicis règne sur la ville de Florence depuis un siècle. Dans un salon aux marqueteries et tapisseries très riches de son très grand palais, auprès d’un bon feu, le jeune le duc Alexandre, seigneur de Florence, passe la soirée du 6 janvier aux côtés son épouse et leur cour.
Alexandre est un homme cultivé et lettré qui mène une vie de faste et raffinements, malgré quelques épisodes de débauche qui font parfois scandale. Il tient Florence en ordre, ce qui lui vaut le soutien de l’empereur Charles Quint.
Lorenzo le mauvais
La soirée dure, on grignote, jusqu’à ce qu’Alexandre se lève et congédie ses compagnons. Mais plutôt que de gagner ses appartements, il se couvre d’une cape, sort du palais et part à pied à quelques pas de là. Il frappe à la porte d’un petit palais qui est voisin du sien, celui de son jeune cousin de 22 ans : Lorenzo. Également un Médicis, il est encore plus jeune et débauché que son cousin.
Venu vivre à Florence sur ordre du pape pour éviter l’échafaud, Lorenzo est un amateur d’art, de Plutarque et de Machiavel et il écrit lui-même des vers et des comédies. Mais il vit aussi des épisodes de violence dans lesquels il s’en est déjà pris, par le passé, à plusieurs membres de sa famille. Ses frasques lui ont valu le surnom de Lorenzo le mauvais, ou Lorenzaccio.
Une interminable cavale
Malgré cela, lui et Alexandre sont les meilleurs amis du monde. Ce soir-là, le duc le rejoint pour une soirée en compagnie de deux jeunes femmes, dans laquelle il ne se doute pas qu’il va perdre la vie.
Cet assassinat dont les raisons, politiques ou personnelles, resteront relativement incertaines, lancera Lorenzaccio dans une interminable cavale, au cours de laquelle il se réfugiera notamment en France, avant de revenir en Italie.
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Son nom serait tombé dans l’oubli si, plus de trois siècles plus tard, George Sand n’avait pas écrit à son sujet une pièce intitulée Une conspiration en 1537.
Franck Ferrand vous raconte l’histoire de ce personnage qui la célèbre pièce d’Alfred de Musset :
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