Immortalisée par le cinéma et de nombreux biographes, Sissi a marqué son époque et la nôtre. Le dernier chapitre de sa vie est l’un des plus violents.
A une soixantaine de kilomètres à l’ouest de Salzbourg, le 16 juillet 1898, une calèche impériale passe les grilles d’un château. A son bord se trouve le couple couronné le plus célèbre d’Europe : l’empereur d’Autriche-Hongrie François-Joseph et son épouse Elizabeth, dite Sissi.
Sous un grand soleil d’été, ils laissent derrière eux le palais de chasse du Tyrol où ils s’étaient rencontrés quarante-cinq ans plus tôt pour se diriger vers la gare. Ils sont tous les deux âgés d’une soixantaine d’années.
François-Joseph accompagne l’impératrice jusqu’à sa somptueuse voiture de train. Elle part, comme elle le fait souvent, pour un périple de trois semaines pour visiter sa famille en Bavière avant de se reposer en Suisse, au bord du lac Léman.
Des deuils à répétition à la fin de sa vie
Dans une sorte de fuite permanente, Sissi voyage énormément. Les dernières années de sa vie ont été marquées par des deuils à répétition, dont celui de son fils.
Elle est constamment vêtue de noir et s’éloigne de Vienne dès qu’elle en a l’occasion, laissant derrière elle son mari et cette ville qu’elle n’aime pas. Ce que l’impératrice aime, c’est n’être pas impératrice, être anonyme.
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Lorsque son train démarre, l’empereur François-Joseph suit longtemps des yeux la rame qui s’éloigne, comme s’il avait un pressentiment. En effet, une dizaine de jours plus tard, sur les rives du lac Léman, Sissi connaîtra un destin tragique.
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