La jeune George Sand : Du Berry à Paris, la jeunesse indépendante d’Aurore Dupin

MINAMIKAWA/SIPA

Aurore Dupin de Francueil, plus connue sous le pseudonyme de George Sand, manifeste dès son plus jeune âge un caractère trempé, dont on ne sait s’il faut l’attribuer au cran de sa grand-mère ou aux passions de sa mère.

Le 1er juillet 1804 naît Aurore Dupin de Francueil. Fille d’un officier de l’armée impériale descendant de la grande famille de Saxe elle partage par ce côté de sa famille un lien de sang avec la famille des Bourbon. Sa mère, en revanche, est issue d’une famille modeste.

Une terrible nouvelle va marquer l’enfance de la petite Aurore Dupin : la mort de son père, en 1808, d’une chute de cheval. Elle se retrouve alors au cœur d’une bataille opposant sa mère à sa grand-mère, chacune souhaitant obtenir la garde de la petite fille de quatre ans. Après un combat d’un an, les deux femmes au fort caractère arrivent à un compromis. Marie-Aurore, la grand-mère, obtient l’éducation de sa petite fille.

Elle n’aime pas Paris mais adore Nohant

Elles vivent à Paris pendant l’année, avant de se rendre au château de Nohant, dans le Berry, à la belle saison. En contrepartie, la mère, Sophie, obtient une belle rente de sa belle-mère et le droit de visiter sa fille. Aurore a un précepteur, qu’elle partage avec son beau-frère Pierre. Elle adore Nohant. C’est là qu’elle est libre, qu’elle peut profiter de son espace à elle et voir sa mère qu’elle aime beaucoup. Qu’elle soit Aurore ou George, cette somptueuse demeure dans le Berry sera chez elle.

Malgré la rudesse qui habite l’éducation que transmet Marie-Aurore à sa petite fille, cette dernière apprécie son aïeule. Profondément habitée par l’esprit des lumières, elle a beaucoup d’allure. Elle lui fait lire Rousseau et Montesquieu et la curiosité de l’adolescente se révèle insatiable. Elle lit les tous nouveaux écrits de Chateaubriand et les plus anciens de Pascal, Montaigne, Locke, Shakespeare, Virgile et Dante.

La santé de sa grand-mère se dégrade

A quatorze ans, en pleine crise d’adolescence et alors que sa grand-mère commence à fatiguer, on la place au couvent des filles anglaises, à Paris. Voici Aurore entourée de bonnes sœurs. Elle traverse une telle crise mysticisme que sa grand-mère est obligée de venir la retirer, après seulement deux années.

Marie-Aurore vieillit et s’attache de plus en plus à sa petite fille, qu’elle prend parfois pour son père lorsqu’elle perd sa lucidité. La santé de la grand-mère se dégrade et son esprit chancelle, mais elle voudrait marier sa petite fille avant sa mort.

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Bien qu’elle n’ait que seize ans, on cherche un homme qui lui conviendrait. La vieille femme choisit finalement Auguste Vallet de Villeneuve, un cousin de quarante-deux ans, veuf depuis huit ans. Madame de Saxe mourant à la fin de l’année 1821, Aurore sera heureusement libérée.

Franck Ferrand vous raconte la suite de la vie de la géniale écrivaine :

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