Dès 1909, la météo est exécrable. En juin de cette année, il a neigé à Châteaudun ! Ce n’est que le début : il pleut tout le mois de juillet, ce qui mène à des inondations dans le Nord et à l’est de Paris. Dans la capitale, le 21 août, la pluie est tombée pendant 16 heures d’affilée…
Ainsi, en ce début de mois de janvier 1910, à la moindre petite averse, l’on voit maintenant les rivières qui débordent. C’est ce qui se produit à partir du 15 janvier 1910, avec un défilé de perturbations qui traversent l’Europe.
Il pleut de manière particulièrement intense dans le département de l’Yonne, dont la rivière est le principal affluent de la Seine. Même phénomène pour le Loing, qui passe d’un débit de 150 m3 à 1 800 m3 par seconde en quelques jours. Ce n’est plus une rivière, mais un torrent que plus personne ne peut contrôler.
28 janvier 1910 : la Seine monte à 8,62 mètres
A Paris, le 18 janvier, on atteint le seuil d’alerte : 3 mètres. Le Zouave du pont de l’Alma a les semelles dans l’eau. Mais pour l’instant, il n’y a pas de quoi être trop inquiet. Le réseau de surveillance du bassin hydraulique anticipe une crue de 24 heures prévue pour le 20 janvier.

A l’époque, Paris semble équipée pour faire face à des pluies conséquentes. Des écluses ont été installées tout au long du XIXe siècle pour réguler les crues trop importantes. La capitale est par ailleurs dotée d’un réseau d’égouts ultramoderne : 1 236 kilomètres de galeries avec un système de surveillance à la pointe doté de téléphones pour communiquer.
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Bref, la gestion des eaux à Paris est moderne, et la vérité, c’est qu’on ne se méfie pas vraiment. Pourtant, 11 jours plus tard, le 28 janvier, les eaux de la Seine atteignent leur niveau maximal : 8,62 mètres.
Franck Ferrand vous raconte les conséquences de la crue la plus importante que la Seine ait connue après celle de 1658
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