Romancière de talent, femme libre et figure engagée du 19e siècle, George Sand a marqué son temps par sa plume, ses combats et ses passions.
De Aurore Dupin à George Sand
Née Aurore Dupin, d’un père aristocrate, rallié à Bonaparte, et d’une mère ouvrière, elle incarne dès sa naissance un mélange de deux mondes. Mariée au baron Dudevant, elle défie les règles de son temps en quittant son château de l’Indre pour suivre son amant, Jules Sandeau, à Paris. A cette même période, elle signe son premier roman, Indiana, sous le pseudonyme de George Sand, une identité littéraire qui ne la quittera plus.
Une femme avec des valeurs en avance sur son temps
A une époque où le divorce est mal perçu, elle se sépare de son mari qui profitait de sa fortune. Elle revendique une vie indépendante, fume en public, porte le pantalon et fréquente les cercles littéraires parisiens réservés aux hommes.
Paris, le théâtre de ses audaces
De Musset à Chopin, une vie sentimentale mouvementée
George Sand incarne la figure de la femme libre, autant par sa plume que par sa vie sentimentale. Ses amours passionnés, avec Alfred de Musset, Frédéric Chopin, Alfred de Vigny, ou encore Michel de Bourges, ont fait autant de bruit que ses romans, nourrissant sa légende d’écrivaine insoumise.
Une plume engagée à l’origine du journal L’Eclaireur de l’Indre
Ses héroïnes sont souvent des femmes fortes et rebelles, à son image. Elle n’écrit pas seulement des romans, elle fonde aussi L’Eclaireur de l’Indre. Elle utilisait parfois d’autres pseudonymes comme Blaise Bonnin, un faux paysan berrichon, afin de donner plus de légitimité populaire à ses écrits et contourner certaines censures.
George Sand, une fervente républicaine
Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), elle est républicaine mais est hostile aux insurrections violentes. Elle croit davantage à la réforme sociale par la persuasion, l’éducation et la parole écrite qu’à l’émeute.
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En 1848, elle se trouve à Paris au début de la Révolution de février, participe aux débats politiques et rédige des textes destinés à influencer l’Assemblée nationale. Mais lors des journées de Juin 1848, quand l’insurrection éclate et tourne au massacre, George Sand est déjà repartie à Nohant, dans son Berry natal.
Franck Ferrand
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