C’est un récit étonnant et émouvant que livrent nos confrères du site Slate.fr, celui d’une tuerie de masse oubliée en Grande-Bretagne en 1939 et qui a visé les animaux de compagnie.
Anticipant les bombardements allemands à venir, le ministère de l’Air fait construire à l’époque des abris, distribue des masques à gaz, prépare le rationnement de la population. Or, la nourriture consommée par les chères petites bêtes pèse lourd : 68 millions de litres de lait par an pour les chats, 280.000 tonnes d’aliments pour les chiens.
Une brochure est adressée aux propriétaires pour recommander l’élimination des animaux. Il y a même une pub dans cette brochure pour un pistolet d’abattage. Les propriétaires de chiens et de chats à l’époque ont obtempéré par patriotisme.
750.000 victimes de cette hécatombe
Cela paraît fou, mais avant même qu’une seule bombe soit tombée sur Londres, 450.000 chats et chiens sont euthanasiés en 4 jours, en septembre 1939. La plupart sont anesthésiés avant d’être tués, au point que la Ligue de défense canine va vite manquer de chloroforme.
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Le bilan final de cette hécatombe atteindra 750.000 victimes. Aujourd’hui, l’épisode reste entouré de gêne. Conclusion de Slate, « l’Angleterre adore se raconter qu’elle a subi le Blitz en buvant tranquillement son thé. Si c’est le cas, c’est peut être parce qu’il n’y avait plus un chat pour renverser la théière ».