A Rome en 1944, l’évêque Alois Hudal accueille, protège et exfiltre les plus grands criminels nazis.
Alois Hudal, évêque pro nazi, se trouve à la tête du sous-comité des réfugiés allemands et autrichiens en 1944. Après la libération de Rome en juin, il a pour mission de visiter les internés civils et germanophones en Italie. Alors que ses textes et ses ouvrages ont prouvé son soutien au nazisme, qu’il considère comme un rempart au communisme, c’est un choix « étrange » que de lui confier la consolidation des filières d’évasions, mises en place au départ pour les victimes du nazisme !
Ces réseaux ont été complètement détournés au bénéfice des cadres nazis, désormais considérés comme des criminels par l’Europe libérée. En Allemagne, en Italie, Hudal s’appuie sur un certain nombre d’aristocrates qui vont orienter les nazis dans sa direction. Les fugitifs se passent le mot : « Tu n’as qu’à aller à Rome trouver l’évêque Hudal dans l’église Santa Maria dell’Anima près de la place Navone ».
Les nazis logés près de l’église de Santa Maria dell’Anima
Hudal s’appuie également sur la police italienne pour guider les nazis vers ces réseaux, puisqu’il a noué toutes sortes de complicités avec des officiers de haut rang. Quand des nazis tombent dans les filets des carabiniers, certains policiers les orientent vers l’évêque. Le prélat les héberge dans des chambres à côté de son église. En cas de descente de police, ils peuvent se faufiler dans l’église et se cacher dans la crypte.
A lire aussi
Tout à été prévu pour leur fuite, avec des établissements religieux qui servent de relais, avant un départ vers le Moyen-Orient ou l’Amérique du Sud, via le port de Gênes. Franck Ferrand vous raconte la suite…
Retrouvez Le meilleur de Franck Ferrand raconte