Ce sont 70 pièces d’exception. A partir du 28 novembre, l’Opéra National de Paris présentera au public les plus beaux bijoux portés sur scène depuis plus de 150 ans, une sélection exposée au Palais Garnier pendant 4 mois.
Les bijoux exposés ont été portés par les plus grands artistes, chanteurs et danseurs, de la moitié du 19ème siècle à nos jours. L’évènement organisé par l’Opéra National de Paris, en partenariat avec la Bibliothèque Nationale de France aura lieu au Palais Garnier du 28 novembre au 28 mars 2025. Les quelques 70 couronnes, bracelets, bustiers ou diadèmes sont issus, pour la plupart, des collections de la BnF qui conserve plus de 4000 parures au sein de la Bibliothèque-musée de l’Opéra de Paris.
Exceptionnelle par sa qualité et son étendue, cette collection patrimoniale couvre une période allant du Second Empire aux années 1950. Grâce au travail des ateliers de l’Opéra de Paris, elle est enrichie de créations contemporaines. Complétée de maquettes de costumes et de décors, de photographies, de peintures, ou encore d’affiches, l’exposition montrera comment l’évolution des usages, des techniques, des modes, des esthétiques et de la mise en scène a eu des répercussions sur leur capacité à représenter l’illusion théâtrale.
Le bijou de scène est là pour faire croire, douter ou simplement émerveiller
Parmi ces pièces rares, le miroir de Faust de Charles Gounod ayant servi à la soprano Marie-Caroline Miolan-Carvalho dans la scène des bijoux le soir de la première représentation, le 19 mars 1859 ; les bijoux qui ornaient la tenue de la cantatrice Célestine Galli-Marié lors de la création de Carmen de Georges Bizet sur la scène de l’Opéra-Comique en mars 1875 ou encore la majestueuse coiffe portée par la danseuse Ida Rubinstein dans le ballet Shéhérazade de Nicolaï Rimski-Korsakov en 1910.
Le parcours de l’exposition sera composé de deux parties. La première, Des rôles en or, montre l’importance du bijou dans le ressort théâtral pour faire avancer ou rebondir l’action et l’attribut du pouvoir et de la séduction qu’il représente en désignant les personnages au premier coup d’œil : des puissants aux riches en passant par les magiciennes ou les femmes fatales.
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Dans la seconde partie, La grande illusion, dédiée au style des bijoux de scène et qui suit logiquement l’évolution des grandes tendances de la mise en scène d’opéra et de ballet raconte une conception de l’illusion. Comment rendre l’histoire vraisemblable ? L’ailleurs, plausible ? Le passé, renouvelé ? Le bijou de scène est là pour faire croire, douter ou simplement émerveiller.
Philippe Gault
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