Le coup d’envoi de la présidentielle américaine aura lieu la nuit prochaine, avec la primaire républicaine dans l’Iowa. Une course à la Maison-Blanche dont Trump fait figure de favori, et c’est surprenant.
Traditionnellement, les élections américaines se jouent sur les questions économiques. Or, dans ce domaine, l’administration Biden n’a pas à rougir de son bilan. Loin de là, même.
L’an dernier, la croissance américaine a été la plus forte des pays avancés, le combat contre l’inflation est en passe d’être gagné et le dynamisme du marché du travail est toujours aussi bluffant. A 3,7%, le taux de chômage flirte toujours avec ses plus bas historiques. Quant aux perspectives, elles sont plutôt bonnes.
Un tiers des Américains seulement ont un avis positif sur le bilan économique de Biden
À en croire les grandes banques américaines qui ont publié leurs résultats annuels en fin de semaine dernière, la santé financière des ménages est excellente. En dépit de la hausse brutale des taux d’intérêt, leurs comptes restent bien fournis et l’euphorie de Wall Street soutient leur épargne. Et pourtant, selon un récent sondage, un tiers seulement des Américains ont un avis positif sur l’action économique de Joe Biden.
Ce paradoxe s’explique d’abord par l’effet de l’inflation. Quand les prix du carburant et des produits alimentaires s’envolent, difficile pour Monsieur et Madame Smith de considérer que son niveau de vie s’améliore, même si les données macro-économiques disent le contraire.
L’endettement représente 130% de la richesse nationale
Le second facteur d’explication est à chercher du côté des finances publiques, qui se dégradent à grande vitesse. L’an dernier, le déficit public a augmenté d’un quart à plus de 6% du PIB. De quoi gonfler un endettement qui représente déjà 130% de la richesse nationale.
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Alors, les Etats-Unis ne sont pas la France et la puissance de la première économie mondiale reste immense. Mais au pays du libéralisme, cette dérive budgétaire est assimilée à un interventionnisme exagéré de Washington. Il reste dix mois au président octogénaire et à son administration pour corriger le tir ou engranger de nouveaux succès sur le terrain économique. Le temps est désormais compté.
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