Le groupe SNCF a eu des « résultats très satisfaisants » en 2023, salue son PDG Jean-Pierre Farandou

ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Avec de bons résultats sur les trois dernières années, la SNCF retrouve progressivement une « situation économique équilibrée », selon son PDG Jean-Pierre Farandou. Il revient au micro de Radio Classique sur la stratégie économique de l’entreprise et la perspective d’une autosuffisance énergétique d’ici 2050.

L’ingénieur des mines et président de la SNCF se félicite des bons résultats économiques de l’entreprise pour la troisième année consécutive : « Ça faisait longtemps que le groupe SNCF n’avait pas eu ces résultats très satisfaisants », affirme-t-il en évoquant des « comptes équilibrés ».

Il assure l’intention de son groupe d’investir « massivement » les bénéfices nets dégagés « dans le rail » et « la qualité de service de demain ». 11 milliards d’euros pourraient être consacrés à la remise en état des infrastructures, la construction d’ateliers et l’achat de nouveau matériel, dont 115 TGV déjà commandés.

C’est du moins ce qu’espère le PDG de la SNCF, afin de « battre le record » de 2022, année au cours de laquelle « plus de 10 milliards d’euros » avaient été investis dans le ferroviaire. L’entreprise investirait également dans des innovations technologiques et serait en train de mettre au point des technologies d’intelligence artificielle permettant de prévenir les pannes sur le réseau avant qu’elles n’arrivent.

Une baisse de chiffre d’affaire par rapport à 2022

Si une baisse a été enregistrée sur le chiffre d’affaires de la SNCF entre 2022 et 2023, cela est lié, selon Jean-Pierre Farandou, à des recettes « exceptionnelles » en 2022 liées à la cession de sa filiale Akiem.

Quant à la dette, qui s’élève actuellement à 24 milliards d’euros, elle se situerait à « un niveau correct et équilibré ». Une preuve que « la réforme de 2018 marche », pour le président du groupe, qui se réjouit également d’un « engouement sur le voyageur formidable » sur les TGV et les trains régionaux et de l’augmentation de la masse salariale de la SNCF, de 20% pour les trois dernières années. Ce qui fait de la SNCF le « premier recruteur de France », précise-t-il.

La SNCF autosuffisante en énergie d’ici 2050

Le groupe envisage également de devenir « un producteur d’énergie renouvelable avec des panneaux solaires » afin de ne plus être « dépendant des aléas des prix de vente de l’énergie électrique ». Il étudierait la mise à profit de « sols délaissés, inutilisés » en sa possession pour installer 1.000 hectares de de panneaux solaires d’ici 2030 qui pourraient assurer 15 à 20% de sa consommation.

A lire aussi

 

« Ma vision va bien au-delà », ajoute d’ailleurs Jean-Pierre Farandou, « en 2050, les 1.000 hectares peuvent devenir 10.000 hectares ». Ce qui permettrait à la SNCF d’atteindre l’autosuffisance énergétique, une évolution souhaitable pour le « principal consommateur d’électricité » du pays.

Ella Couet

Retrouvez tous les articles liés à l’actualité économique