Jean Peyrelevade, le banquier-pompier du Crédit Lyonnais

MEIGNEUX/SIPA

Dans les années 1990, une banque a souvent fait la Une de l’actualité économique, le Crédit Lyonnais. Pendant une quinzaine d’années, l’établissement a été marqué par les affaires (Adidas, Bernard Tapie, Executive Life), pour sa quasi-faillite, par l’incendie de son siège et pour finir en 2002, par son rachat.

C’était une époque où les banquiers-crocodiles étaient nombreux dans le marigot. Dans la précédente saison, je vous avais fait découvrir Michel Pébereau, l’ancien dirigeant de BNP Paribas, qui faisait, à la fin des années 90 la pluie et le beau temps dans la finance française. Un autre des acteurs importants de cette période-là s’appelle Jean Peyrelevade, à la tête du Crédit Lyonnais, à l’époque banque publique, en grande difficulté.

Après avoir été conseiller de Pierre Mauroy à Matignon, il avait pris la tête d’un grand assureur, l’UAP, avant d’arriver à la tête du Lyonnais à une époque mouvementée. C’est à ce moment-là qu’il récupère un dossier compliqué, dont la gestion a été jusqu’à présent, pour le moins baroque, celui de Bernard Tapie.

L’Affaire Adidas, un bras-de-fer qui va durer plusieurs décennies

L’homme d’affaire, ministre éphémère à l’époque de François Mitterrand, avait revendu Adidas, qu’il qualifiait à l’époque « d’affaire de sa vie » au Lyonnais. La revente de la marque aux 3 bandes quelques années plus tard par la banque, à Robert Louis-Dreyfus, pour le double du prix d’achat, déclenchera ce que l’on appelle « l’affaire Adidas ».
S’engage alors un bras-de-fer qui va durer plusieurs décennies et abouti en 2008, après arbitrage, au versement de 240 millions d’euros, dont 45 millions pour préjudice personnel.

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Une décision contestée, suivie d’une action en justice, d’un pourvoi en cassation, puis d’un nouveau procès qui est en cours, lorsque l’affaire rebondit une ultime fois, le 3 octobre 2021, avec la mort de Bernard Tapie. De cette affaire Jean Peyrelevade a fait un livre, « L’affaire Tapie, Vérité et mensonges » paru aux éditions Odile Jacob.
Il nous explique pourquoi, si longtemps après, il a décidé de raconter sa version des faits.

Céline Kajoulis

 

 

 

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