Fini les verbalisations ! Les contrebasses sont désormais autorisées, sans frais, à bord des TGV Inoui, à condition notamment de ne pas dépasser 1,95 mètre, ont annoncé la semaine dernière SNCF Voyageurs et la ministre de la Culture, après une expérimentation « concluante ».
En 2021, la SNCF avait « classé les contrebasses parmi les bagages encombrants et hors norme, compliquant considérablement les déplacements inhérents aux métiers de la musique », a rappelé le syndicat Scène Ensemble dans un communiqué. Les musiciens s’exposaient à une amende de 130 euros pour bagage hors format. Plusieurs s’étaient tournés vers leurs organisations professionnelles après avoir été verbalisés ou empêchés d’accéder à leur train.
Pour être accueillis à bord des TGV Inoui, les instruments doivent désormais être transportés « sous housse souple » et « ne doivent pas dépasser 1,95 mètre » housse comprise, indiquent la compagnie et le ministère de la Culture, dans un communiqué commun. Une contrebasse peut mesurer de 1,60 mètre à 2,05 mètres pour les plus grandes.
« Une avancée majeure qui garantit un accès équitable aux transports ferroviaires »
Ces instruments doivent être déposés dans des « emplacements adaptés, localisés en 1re classe dans les TGV à double niveau et en 2de classe dans les TGV à simple niveau. Une seule contrebasse peut être accueillie par train pour des raisons de sécurité. Si une contrebasse se trouve déjà à bord, le musicien sera replacé sur le prochain train », est-il précisé.
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Enfin, « les musiciens réservent et occupent des places situées à proximité de leur instrument ». Il est recommandé aux musiciens de « privilégier les trains circulant en période creuse », par exemple entre 10h et 16h en semaine. Ces conditions avaient été mises en place lors d’une expérimentation menée de juillet à décembre et dont le résultat s’est révélé « positif et concluant ».
Selon Scène Ensemble, l’entité syndicale qui représente les acteurs du spectacle vivant (fusion du SNSP et PROFEDIM), il s’agit d’une « avancée majeure qui vient clore un combat de longue haleine pour garantir aux professionnels de la musique (…) un accès équitable aux transports ferroviaires et la reconnaissance des instruments comme un outil de travail ». « Elle vient également harmoniser des règles existantes par ailleurs au niveau européen avec d’autres compagnies », a ajouté l’instance.
Philippe Gault (avec AFP)
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