D’origine péruvienne, Luigi Alva avait émigré en Italie au début des années 50 et s’est illustré sur les plus grandes scènes du monde. Réputé pour ses interprétations des répertoires de Donizetti, Rossini et Mozart, le ténor est mort à l’âge de 98 ans, chez lui près de Milan.
« Élégant » c’est le qualificatif qui fut associé à Luigi Alva tout au long de ses 50 ans de carrière, jusqu’à son retrait de la scène en 1989. Considéré comme un ténor léger, il excellait dans le répertoire italien et surtout dans celui de l’opéra bouffe. Parmi ses rôles les plus populaires, Almaviva (Le Barbier de Séville), Don Ottavio (Don Giovanni) et Ernesto (Don Pasquale).
Mais c’est dans celui de Fenton, le prétendant de Nannetta dans le Falstaff de Giuseppe Verdi qu’il marqua les esprits, notamment aux Etats-Unis. C’est dans ce rôle qu’il débuta au Met Opera en 1964, sous la direction de Leonard Bernstein et dans une mise en scène de Franco Zefirelli. Fenton qu’il incarnera à 33 reprises sur la scène de l’institution newyorkaise.
Luigi Alva débuta à la Scala de Milan aux côtés de Maria Callas
Né Luís Ernesto Alva y Talledo, le 10 avril 1927 à Paita au Pérou, Luigi Alva, son nom de scène, a été formé à la musique et au chant à Lima puis à Milan, où il résida à partir de 1953 jusqu’à sa mort. Il débuta d’ailleurs au Teatro alla Scala en 1956 aux côtés de Maria Callas dans le rôle du comte Almaviva, son autre rôle fétiche qu’il interprétera plus de 260 fois à Milan.
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Après avoir quitté la scène à la fin des années 80, Luigi Alva se consacra à l’enseignement, notamment à l’Académie de chant de la Scala. En 1980, il avait également fondé l’Asociación Prolírica del Perú pour former et promouvoir de jeunes chanteurs, notamment dans son Pérou natal. Parmi eux, son compatriote et digne successeur Juan Diego Flórez, qui lui a rendu hommage sur Instagram, précisant que « son héritage artistique et humain restera à jamais gravé dans nos mémoires et nos cœurs ».
Philippe Gault
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