Atteint de la maladie de Parkinson depuis 11 ans, Randolph P. Laycock, chef d’orchestre et directeur musical d’un orchestre symphonique dans l’Ohio, s’est fait implanter un stimulateur cérébral adapté. Un dispositif qui lui permet de contrôler ses mouvements et de pouvoir bientôt à nouveau diriger son orchestre.
Ancien contrebassiste et professeur de musique, Randolph P. Laycock est le directeur musical de l’orchestre symphonique de Parma, dans la banlieue de Cleveland (Ohio) depuis 1978. Il y a onze ans, peu avant son soixantième anniversaire, alors qu’il se plaint de tremblements persistants de son pouce, on lui diagnostique un début de maladie de Parkinson. Le même mal qui touche Daniel Barenboim depuis deux ans.
Une maladie qui, malgré son traitement médicamenteux, le handicape de plus en plus au fil des années, gagnant toute sa main puis son bras et provocant des dyskinésies (mouvements involontaires, anormaux et souvent saccadés, ndlr) qui s’amplifient, notamment lorsqu’il doit diriger son orchestre.
« Mes symptômes sont minimes par rapport à avant »
C’est en mai 2024 qu’un neurologue de la Cleveland Clinic lui propose un traitement par stimulation cérébrale profonde (SCP). Ce dispositif, décrit comme un « stimulateur cardiaque pour le cerveau », consiste à implanter dans la boite crânienne des sondes de stimulation, reliées à une batterie, qui stimulent électriquement certaines zones du cerveau grâce à une programmation spécifique.
Le chef d’orchestre a pu, depuis le mois de mars, bénéficier d’une évolution du dispositif (SCPa, pour adapté) qui permet d’affiner la stimulation en temps réel afin de mieux contrôler les symptômes. « Étant donné que Rand est chef d’orchestre, un réglage précis avec ce dispositif adapté réduira le risque qu’il subisse des tremblements si l’effet de ses médicaments s’estompait au milieu d’un concert ou d’une représentation », indique la programmatrice du système.
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Alors que ses symptômes continuent de s’améliorer, le maestro se réjouit de célébrer ses 47 ans de direction d’orchestre et de passer du temps avec sa femme, ses deux enfants et sa petite-fille. « Mes tremblements ont presque tous disparu, sauf en cas d’anxiété ou de stress extrême , et ma dyskinésie est plutôt bien maîtrisée. Mes symptômes sont minimes par rapport à avant », a déclaré Randolph P. Laycock qui se dit impatient de retrouver son orchestre.
Philippe Gault
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