À 29 ans, Hayato Sumino ne se contente pas de séduire le public des salles de concerts où il se produit dans le monde entier. Sous le pseudonyme de Cateen, le jeune pianiste japonais est une star des réseaux sociaux grâce à ses prestations de virtuose du clavier.
Avec ses 1,4 millions d’abonnés à sa chaîne YouTube, plus de 300.000 sur Instagram et X, Hayato Sumino, alias Cateen, affole les compteurs des réseaux sociaux à chaque fois qu’il publie une vidéo. Son record, près de 12 millions de vue pour le morceau Twinkle Twinkle Little Star (Ah, vous dirai-je maman), la comptine reprise en variations par WA Mozart, qu’Hayato Sumino a joué d’une traite en 2020 dans 7 styles différents, du classique au jazzy.
Début novembre, le virtuose japonais s’est attaqué à un autre monument, le Boléro de Maurice Ravel qu’il a joué sur deux pianos en même temps.
Sa prestation au Concours Chopin de Varsovie avait été suivie en direct par 45.000 internautes
La main gauche, pour la mélodie, sur un Steinway normal et la main droite, pour la rythmique, sur un piano droit, adapté pour produire des sons proche du xylophone. Une performance de 9 minutes déjà visionnée sur YouTube plus de 186.000 fois.
Formé au piano dès l’âge de 3 ans, étudiant à l’Ircam et lauréat en 2018 du concours PTNA (la plus Grande compétition de piano au Japon), le natif de Tokyo a également remporté le 3e Prix du concours International de Lyon l’année suivante. La même année il s’était qualifié pour la ½ finale du prestigieux Concours international de piano Chopin à Varsovie où sa performance au 2e tour, diffusée en ligne en direct, avait attiré un nombre record de 45.000 internautes.
Mais Hayato Sumino n’excelle pas seulement au clavier, puisqu’il a obtenu une maîtrise en sciences et ingénierie à l’université de Tokyo. Déjà auteur de 3 albums, le pianiste japonais ne laisse personne indifférent lors de ses prestations dans les plus grandes salles du monde.
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Ainsi en avril dernier, alors qu’il jouait Rhapsody in Blue de George Gershwin au Royal Albert Hall de Londres, il s’est mis à improviser sur les notes émises par la sonnerie intempestive du téléphone d’un spectateur. « J’ai eu la chance que cela survienne sur du Gershwin plutôt que sur du Schubert ou du Brahms. Sa musique offre ce genre de liberté » avait-il déclaré.
Philippe Gault
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