Gaza : Un chef d’orchestre israélien, militant pacifiste, arrêté à la frontière

Crédit : Astrid Ackermann/Ung Flharmoni

Dix jours après avoir fait une déclaration pour appeler à la fin du conflit au Proche-Orient lors d’un concert qu’il a dirigé aux Proms à Londres, Ilan Volkov a été arrêté lors d’un rassemblement de protestation près de la bande de Gaza.

Le 11 septembre au Royal Albert Hall à Londres, alors que résonnaient les dernières notes de la Symphonie n°2 de Johannes Brahms jouées par l’orchestre symphonique écossais de la BBC qu’il dirigeait devant 5000 spectateurs dans le cadre de la série des Proms, Ilan Volkov a lu une déclaration appelant à la fin de l’intervention militaire israélienne à Gaza.

Dans son message, le chef d’orchestre, natif de Tel-Aviv, a fait part de sa consternation face à la poursuite des hostilités, dénonçant la « folie » de la guerre à Gaza, les Palestiniens innocents tués et le maintien en détention des otages israéliens détenus « dans des conditions effroyables ». Concluant sous les applaudissements du public : « Les Israéliens, les Juifs et les Palestiniens ne pourront pas arrêter cela seuls. Je vous demande à tous de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour mettre fin à cette folie ».

Selon Ilan Volkov, l’objectif de l’intervention israélienne à Gaza est « la poursuite de la destruction »

Dix jours plus tard, le 20 septembre, le chef d’orchestre de 49 ans, qui fut l’assistant de Seiji Ozawa et a dirigé le BBC Scottish Symphony Orchestra de 2003 à 2009, participait dans le sud d’Israël à un rassemblement pacifiste en solidarité avec la flottille humanitaire Global Sumud, actuellement en route pour Gaza. Alors qu’il approchait de la frontière de la bande de Gaza, Ilan Volkov et 3 autres militants ont été arrêtés par l’armée israélienne avant d’être libérés une heure plus tard.

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La veille de son arrestation, le maestro avait participé à un rassemblement musical sur la place Bima à Tel-Aviv. À cette occasion, la flûtiste et compositrice de musique de film Dalit Ziv avait réuni plusieurs musiciens pour simuler le son des drones qui « tournent sur Gaza jour et nuit », comme elle l’a écrit sur Facebook. « Drone », a-t-elle expliqué, « est aussi un terme musical désignant un son long et régulier ».

Philippe Gault

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