Elton John : « Je suis tellement reconnaissant d’avoir eu une formation classique »

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En concert à l’Accor Arena de Paris pour sa tournée d’adieu « Farewell Yellow Brick Road », Elton John était l’invité de la radio britannique Classic FM. L’occasion pour lui d’évoquer l’influence de la musique classique sur son œuvre.

La popularité d’Elton John n’est plus à prouver. Ses qualités de showman non plus. Accueillie par des cris d’allégresse pour son ultime prestation devant un public britannique lors du festival de Glastonbury ce dimanche, la star de 76 ans a enfilé son costume doré, avant de s’installer au piano pour entamer Pinball Wizard.

Une musique qui évoque des bribes du film Tommy réalisé par Ken Russell en 1975 mais qui rappelle surtout l’amour d’Elton John pour le piano et la musique classique. « Sans ma formation, je n’aurais jamais pu écrire les chansons que j’ai écrites », explique-t-il à Tim Lihoreau pour Classic FM.

Elton John a intégré la Royal Academy of music de Londres

Fils d’un père passionné par la trompette et par Frank Sinatra, Reginald Kenneth Dwight – de son vrai nom – reçoit une éducation musicale et entame une formation de pianiste en intégrant la Royal Academy of Music de Londres.

« Je suis tellement reconnaissant d’avoir bénéficié d’une formation classique, lance-t-il. J’ai joué Chopin et Bach, et Mozart et Debussy. » A l’âge de 11 ans, le futur Elton John détonne et reçoit un prix de sa prestigieuse école.

En dépit de la petitesse de ses mains – il sait qu’il ne fera pas carrière dans le classique – une légende raconte qu’il parvint à interpréter une partition de Haendel de quatre pages, à l’oreille. « Je n’ai jamais été assez bon pour faire partie de l’orchestre de l’Académie… mais faire partie de la chorale était incroyablement épanouissant » précise-t-il.

Le début de sa chanson The Greatest Discovery rappelle étrangement le Cygne de Camille Saint-Saëns

A l’âge de 16 ans, alors que ses parents divorcent, il quitte l’école et fonde le groupe Bluesology, dans lequel il occupe le poste de pianiste et adopte le nom de scène Elton John.

Se considérant proche de John Lennon, il ne reniera jamais sa formation classique. Les sonorités du début de la chanson The Greatest Discovery rappellent étrangement le Cygne de Camille Saint-Saëns.

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Aujourd’hui principal donateur de la Royal Academy de Londres, Elton John est heureux d’avoir contribué à ouvrir la musique classique à d’autres genres musicaux, y compris au sein de l’école : « A mon époque, être à l’Académie signifiait musique classique et rien d’autre – certainement pas du rock’n roll. C’était la musique du diable ». L’homme aux 300 millions de disques se produira encore ce mercredi 28 juin à l’Accor Arena de Paris à l’occasion de sa tournée d’adieu baptisée « Farewell Yellow Brick Road ».

Oscar Korbosli

 

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