Le Théâtre du Châtelet rend hommage ce jeudi soir à Ernst Theodor Amadeus Hoffmann, né il y a 250 ans, l’une des premières figures du romantisme allemand qui a inspiré de nombreux artistes après lui, notamment Offenbach et ses Contes d’Hoffmann. L’hommage est rendu par l’Orchestre de Chambre de Paris et par l’acteur Lambert Wilson.
C’est un hommage pour un ovni de la musique classique. « Hoffmann me passionne parce qu’il est très présent sans qu’on s’en rende compte », explique Lambert Wilson, le narrateur de cette soirée. « Hoffmann, c’est le papa de toute cette école comme Edgar Allan Poe, Théophile Gautier, tous ces gens qui ont été fascinés par le monde étrange et parallèle. Ça le rend très unique. »
Hoffmann, le père de Casse-Noisette, tour à tour compositeur, magistrat, caricaturiste et auteur. « Il écrit tellement bien que c’est concret et en même temps drôle, et en même temps burlesque. Il avait quelque chose d’unique : chercher dans le réel ce qu’il y avait d’étrange, jusqu’à arriver à des choses de folie totale. »
Lambert Wilson, fidèle auditeur de Radio Classique
Lambert Wilson lit Hoffmann, l’orchestre le joue. Six compositeurs au programme : Mozart, Schumann ou Gluck. L’acteur les écoute tous du matin au soir. Il a trouvé refuge auprès des musiciens. « Je me réveille, qu’est-ce que je fais ? Je mets Radio Classique. En fait, je cherche un monde imaginaire parce que je trouve que le monde de 2026 est assez cauchemardesque. Je me reconstruis grâce à la musique. C’est obsessionnel, moi je vis du matin au soir avec la musique classique. »
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C’est un concert pour tous ceux qui partagent cette obsession de musique, de mots et d’imaginaire. Hoffmann et ses doubles, c’est au théâtre du Châtelet ce soir, 20 heures.
Victoire Faure
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