New York célèbre le Groupe des Six, qui a donné un nouvel élan à la musique française

Dans le cadre de sa série des Circles, la Brooklyn Art Song Society (BASS) proposera, le 5 janvier à New York, une soirée consacrée au Groupe des Six. Un hommage à ces six compositeurs francophones qui donné un nouvel élan à la musique française au début du XXe siècle.

Après des cycles consacrés, en cette saison 2023/2024, à la deuxième école viennoise, à Clara/Robert Schumann & Johannes Brahms et aux Wagnériens, la Brooklyn Art Song Society va proposer le vendredi 5 janvier dans la First Unitarian Church de New York, une soirée dédiée au Groupe des Six.

Après une conférence, animée par Michael Brofman, le fondateur en 2010 et directeur artistique de la BASS, les sopranos Mireille Asselin et Amy Owens, la mezzo-soprano Anna Laurenzo, le baryton Michael Kelly et les pianistes Michael Brofman et Miori Sugiyama se succèderont sur scène pour interpréter des œuvres de ces six compositeurs qui, selon le patron de l’institution, ont eu « un impact irréversible sur le développement de la musique au XXe siècle ».

Le Groupe des Six prônait le rejet de Richard Wagner, de Claude Debussy et même d’Igor Stravinsky

L’éphémère mais passionnante aventure collective du Groupe des Six a débuté en 1916. Ils s’appelaient Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc et Germaine Tailleferre, s’étaient connus, pour certains, sur les bancs du Conservatoire de Paris et entretenaient une belle amitié.

Sous la houlette de Jean Cocteau, avec la complicité d’Erik Satie, ce groupe de six jeunes musiciens va se rebeller contre les conventions qui régissait la musique classique à l’époque. Ils prônaient le rejet notamment de Richard Wagner, mais aussi de Claude Debussy et même d’Igor Stravinsky et étaient bien décidés à révolutionner le monde musical français.

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Le groupe, qui s’est régulièrement produit en France et en Belgique, finit par se désagréger en 1923 et les six jeunes compositeurs poursuivirent, chacun, avec succès, leurs chemins. Un recueil de pièces pour piano, L’Album des Six (1920) et un ballet surréaliste, Les Mariés de la tour Eiffel (1921), furent leurs uniques créations communes.

Philippe Gault

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