Le Met Opera de New York signe un accord lucratif avec l’Arabie Saoudite

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La compagnie du prestigieux Metropolitan Opera de New York, qui fait face à de sérieuses difficultés financières, a annoncé avoir signé un accord avec l’Arabie Saoudite au terme duquel elle s’engage notamment à jouer trois semaines par an dans le royaume. Le royaume saoudien a également signé un contrat de coopération avec la Philharmonie de Paris.

La compagnie newyorkaise « se rendra à Riyad chaque hiver, pendant cinq ans, afin d’y présenter des opéras mis en scène et des concerts », souligne-t-elle dans un communiqué. Les spectacles auront lieu à l’Opéra Royal de Diriyah, dont l’ouverture est prévue en 2028. Elle assurera également « la formation de jeunes chanteurs d’opéra, compositeurs, metteurs en scène, décorateurs, artisans de théâtre et techniciens saoudiens. La collaboration comprendra également la commande d’un nouvel opéra », poursuit le texte.

Si aucun chiffre n’a été communiqué, des proches du dossiers ont indiqué au New York Times que l’accord pourrait rapporter près de 200 millions de dollars au Met Opera sur huit ans. La compagnie logée dans la Metropolitan Opera House du Lincoln Center, immense bâtiment récemment rénové qui trône en majesté dans un quartier huppé de Manhattan, ne s’est pas remise de la pandémie de Covid-19, qui avait entraîné une perte de revenus de 150 millions de dollars.

L’accord avec l’Arabie Saoudite pourrait rapporter 200 millions de dollars au Met Opera

Bien que la fréquentation du Met Opera ait commencé à se rétablir, elle reste inférieure aux niveaux d’avant l’épidémie. En réponse, l’institution a notamment puisé dans son fonds de dotation et réduit le nombre de spectacles. L’initiative avec les Saoudiens reflète les conditions économiques « de plus en plus difficiles » qui concourent à la production de grands opéras, a déclaré Peter Gelb, directeur général du Met.

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« Le Met ne peut pas survivre uniquement grâce à ses revenus propres et à la collecte de fonds annuelle », a poursuivi le patron du Met, ajoutant que « cet accord avec le gouvernement saoudien nous aide à répondre à nos besoins financiers », sans donner plus de détail.

Fin août, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note du Met, qui émet des obligations pour se financer, de deux crans à « B3 », plaçant l’institution un peu plus bas dans la catégorie des investissements spéculatifs du fait d’une « détérioration persistante et croissante de ses performances ».

La Philharmonie de Paris et le royaume saoudien ont signé un accord de collaboration

Les efforts de l’Arabie Saoudite pour développer la musique classique dans le royaume ne s’arrêtent pas là. Déjà en juin dernier le pianiste chinois Lang Lang avait encadré une formation de jeunes pianistes saoudiens et, le 4 septembre, la commission de la culture saoudienne a signé avec la Philharmonie de Paris un contrat de coopération culturelle dans le domaine de la musique.

Ce protocole d’accord « vise à approfondir la collaboration bilatérale dans des domaines clés, notamment les échanges artistiques, les productions conjointes, le soutien aux artistes , le renforcement des compétences des enseignants et des administrateurs dans le domaine de la musique, le développement d’initiatives éducatives et la préservation des archives musicales et des documents historiques ».

Philippe Gault (avec AFP)

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