Opéra de Paris : 450 M d’euros de rénovation, des « mécènes d’exception », le plan pour Bastille et Garnier a été dévoilé

DELAGARDE/SIPA

Les travaux de modernisation de l’Opéra national de Paris (OnP), qui vont entraîner les fermetures temporaires du Palais Garnier puis de l’Opéra Bastille, vont coûter « 450 millions d’euros d’ici 2032 » a indiqué le ministère de la Culture.

Ce projet, intitulé « Nouvelle Ère, Nouvel Air » et voulu par le chef de l’État, prévoit notamment la modernisation des outils scéniques des deux sites principaux, le Palais Garnier et l’Opéra Bastille, ce qui les obligera à fermer tour à tour pendant deux ans, de mi-2027 à mi-2029 pour le premier et de 2030 à 2032 pour le second. Son coût s’élèvera à « 450,8 millions d’euros sur six ans » dont « environ 25% sont financés par l’Etat », a affirmé le ministère de la Culture, en marge de la présentation de ce chantier par la ministre Rachida Dati à l’Opéra Bastille.

Ce dernier nécessite lui aussi une modernisation des équipements scéniques (machinerie, son, lumière, vidéo) et une amélioration des espaces de travail des artistes invités et des salariés. Il s’agit plus largement d’un vaste projet de transformation. L’objectif est notamment de voir « s’ouvrir sur la ville » et la place de la Bastille ses 4.600 m2 d’espaces d’accueil du public, en journée et gratuitement, avec des ateliers, expositions, espaces de convivialité, à partir de 2030. Avec l’objectif de de toucher « tous les publics », a également assuré Rachida Dati.

Les ateliers de stockage de Berthier et l’École de danse de Nanterre sont également concernés

Outre la part de l’État, le financement des travaux reposera sur les réserves propres et le mécénat. Parmi lesquels deux « mécènes d’exception », selon Alexander Neef, directeur général de l’OnP : Chanel, qui apporte une contribution de 50 millions d’euros selon le ministère, et BNP Paribas et sa Fondation.

Durant la période des travaux, le lien avec le public sera maintenu, avec des représentations de ballets et d’opéras dans le site qui restera ouvert ou grâce à une programmation hors-les-murs. A l’Opéra Garnier, classé monument historique en 1923, les visites patrimoniales, qui connaissent une affluence importante et sont sources de revenus, se poursuivront pendant la fermeture.

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Ce projet de rénovation, qui fait suite à un rapport de la Cour des comptes publié en octobre 2024 sur les défis à venir de l’OnP dont celui de « la rénovation bâtimentaire et scénique » des deux bâtiments, qualifiés de « vieillissants » et de « sous-financés de longue date », concerne aussi deux autres sites : les ateliers de stockage (décors) de Berthier situés dans l’ouest de Paris et l’École de danse, implantée à Nanterre.

Philippe Gault (avec AFP)

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