Lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, l’interprétation de l’hymne national par Axelle Saint-Cirel, dans une version très douce, sur le toit du Grand Palais a marqué les esprits. La jeune mezzo-soprano française sera l’invitée de la matinale de Radio Classique ce jeudi à 8h15.
Après ce « moment incroyable » où elle a interprété l’hymne national dans une robe Christian Dior à traîne blanche et rouge, drapeau français à la main, l’artiste est encore très émue : « c’est ouf, c’est dingue, c’est beaucoup d’amour aussi. Qu’on m’ait confié la Marseillaise, qui est le bébé de la Nation, dans un climat social qui n’est pas facile, après le Covid et tous nos repères bouleversés, ça a été vraiment un honneur », a confié à l’AFP la mezzo-soprano de 29 ans.
Récemment diplômée du Centre national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), lauréate 2023 du Concours des voix des Outremer, Axelle Saint-Cirel est arrivée dans l’aventure des JO par l’entremise de l’animatrice télé Daphné Bürki, qui « a glissé » son nom. Celle qui l’avait interviewée après ce prix est devenue par la suite directrice des costumes dans l’équipe de Thomas Jolly, le directeur artistique des cérémonies.
« À la fin, j’entends Paris qui hurle de joie »
Née en région parisienne de parents guadeloupéens mélomanes, Axelle Saint-Cirel a vécu une partie de son enfance en Malaisie, puis, revenue en France, a étudié une dizaine d’années au Conservatoire de Montbéliard. Durant son cursus au CNSMDP, elle passe des concours, participe à des académies d’art lyrique. Elle qui aime le jazz, chante aussi dans le registre des comédies musicales de Leonard Bernstein (elle a interprété Anita dans un West Side Story du Conservatoire, Ruth dans Wonderful Town).
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Contactée en avril pour prendre part à la cérémonie, elle accepte – « ça n’arrive qu’une fois dans sa vie » – et signe le contrat après une vérification pas si anecdotique : ne pas avoir le vertige depuis le toit du Grand Palais. « Je suis aventurière, ça ne m’a pas posé problème ! ». Vendredi, la pluie battante a ajouté un peu de « stress »: Axelle Saint-Cirel a dû escalader les toits du monument 45 minutes avant son passage, avec sa robe Dior protégée sous une cape, un baudrier, des chaussures sécurisées. Du toit, « on entend beaucoup de choses. Et à la fin, j’entends Paris qui hurle de joie », se souvient-elle.
Actuellement, Axelle Saint-Cirel prépare un récital à Londres en septembre, une tournée avec « Opera for peace », une académie au service de la paix, professionnalisante, dans laquelle elle est ambassadrice de la France. Elle est aussi programmée en 2025 dans L’Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel à l’Opéra de Monte-Carlo, en mars. Et dans l’opéra bouffe La belle Hélène de Jacques Offenbach à l’Opéra de Toulon en mai.
Axelle Saint-Cirel sera l’invitée de Virginie Phulpin ce jeudi à 8h15 dans la matinale de Radio Classique
Philippe Gault (avec AFP)
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