Combien gagnent les grands chanteurs d’opéra en France ?

Crédit : Svetlana Loboff/ONP

Le magazine Télérama a réalisé une enquête sur un sujet sensible : la rémunération par les maisons d’opéra françaises des grands noms de la scène lyrique. Des montants maximums qui varient du simple au triple mais qui ont très peu évolué depuis 40 ans.

En France, aucune convention collective ne régit le montant maximum des cachets des chanteurs lyrique mais la plupart des maisons d’opéra, en fonction de leurs moyens financiers et de leur taille, fixent leur propre grille de rémunérations, notamment le top fee (cachet plafond), attribué aux interprètes des plus grands rôles.

Télérama précise dans son enquête que ces cachets, par représentation, prennent en compte le temps de répétition (parfois plusieurs semaines) et les frais de déplacement et d’hébergement, même si, en région, certaines maisons d’opéra prennent en partie ces frais à leur charge.

Un montant qui a peu évolué depuis 40 ans

Le magazine affirme que, sans surprise, c’est l’Opéra de Paris qui propose en France le top fee le plus élevé. Des cachets qui peuvent atteindre 16.000 euros brut par représentation pour les plus grands noms de la scène lyrique comme Anna Netrebko, Jonas Kaufmann, Sonya Yoncheva ou encore le baryton français Ludovic Tézier.

Un montant plafond à l’Opéra de Paris qui correspond à peu près à ce qui se fait dans les autres grandes institutions européennes et américaines (Scala de Milan, Staatsoper de Vienne, Met Opera…) et qui, n’aurait que très peu évolué depuis les années 80.

L’Opéra de Bordeaux a renoncé au cachet plafond et négocie rôle par rôle

Télérama s’est également intéressé aux maisons d’opéra de province, majoritairement financées par des subventions publiques, et dans lesquelles la fourchette de ce fameux top fee évolue de 5.000 à 10.000 euros.

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L’Opéra National Bordeaux-Aquitaine, qui a décidé de miser sur des artistes « plus émergents », a même renoncé à fixer un cachet plafond. « Ce n’est pour l’instant pas une pratique instituée chez nous, car nous sommes dans des échelles de cachets inférieures à d’autres maisons d’opéra comparables. Nous menons nos négociations projet par projet, rôle par rôle », explique son directeur, Emmanuel Hondré.

Philippe Gault

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