En plein concert, un téléphone portable est tombé de la scène de la Scala de Milan et a heurté un spectateur à la tête. À ce jour, on ne sait toujours pas à qui il appartient.
Thomas Guggeis, l’assistant à Berlin de Daniel Barenboim, se souviendra de ses débuts à Milan. Alors que le jeune chef d’orchestre allemand dirigeait la première de L’Enlèvement au Sérail de Wolfgang Amadeus Mozart, que la Scala propose jusqu’au 10 mars, un téléphone portable est tombé de la scène durant le 2e acte et a heurté le visage d’un spectateur assis au premier rang.
Si certains spectateurs ont cru qu’il s’agissait d’une adaptation de la mise en scène mythique de Giorgio Strehler, il n’en n’a pas été de même pour la personne victime de cet incident insolite qui l’a très mal pris. Le spectateur s’est en effet levé et a crié « je vais porter plainte », indiquant aux huissiers venus récupérer l’appareil, qu’il ne le remettrait qu’à son propriétaire pour le dénoncer à la police. Pour l’instant, personne ne s’est manifesté !
En 2014 déjà, un concert à la Scala interrompu à cause d’un portable
Cette chute d’un téléphone sur un spectateur est une première dans l’histoire des interruptions de représentations à cause de l’utilisation inappropriée de portables durant des concerts. Rien qu’à la Scala de Milan, Daniel Barenboim avait dû interrompre un récital, lors de l’exécution au piano d’une sonate de Franz Schubert en 2014, à cause d’une spectatrice qui n’arrêtait pas de prendre des photos avec son téléphone.
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En 2022, rappelle La Reppublica, c’est Riccardo Chailly, le directeur musical de la Scala, qui avait interrompu un concert, consacré aux grands airs de Giuseppe Verdi, pour s’adresser à un spectateur dont le téléphone sonnait bruyamment et auquel il avait dit, avec humour : «Veuillez répondre, nous reprendrons plus tard ».
Philippe Gault
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