« Il fait complètement l’unanimité » : Tarmo Peltokoski dirige son premier concert en tant que directeur musical à Toulouse

Crédit : Keith Hiro/HK Phil

Sensation dans le monde de la musique, le chef d’orchestre finlandais Tarmo Peltokoski a pris ce samedi les rênes de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse (ONCT) pour son premier concert en tant que directeur musical, à seulement 24 ans.

« Extraterrestre », « jeune prodige », « époustouflant », les louanges s’abattent en trombes sur le jeune homme originaire de Vaasa. « Il fait complètement l’unanimité, aussi bien pour les musiciens que pour le public », souligne Pauline Lambert, musicologue et animatrice de l’émission Tempo sur Radio Classique (14h30-17h du lundi au vendredi).

« Il donne l’impression d’avoir une telle maturité, une telle connaissance intime du répertoire. Il n’y a pas du tout d’esbroufe chez lui, on sent que c’est l’amour et la connaissance de la musique qui le portent et qui portent, du coup, les musiciens qui jouent avec lui », poursuit-elle.

À 24 ans, Tarmo Peltokoski succède à deux prédécesseurs prestigieux : le Français Michel Plasson, à la tête de l’ONCT pendant 35 ans, et le Russe Tugan Sokhiev, dont l’invasion de l’Ukraine par la Russie a précipité le départ en 2022, après 17 saisons. « Aujourd’hui, on prend le pari d’un nouveau virage avec un tout jeune chef », explique indique le délégué général de l’orchestre, Jean-Baptiste Fra.

Amoureux fou de l’œuvre de Richard Wagner

Tombé dans la musique grâce à sa grand-mère professeure de chant, le jeune chef raconte s’être « toujours amusé avec le piano » qui trônait chez elle avant de commencer les cours à 8 ans. Mais 3 ans plus tard, le visionnage sur YouTube d’une œuvre de Richard Wagner va agir comme une révélation: « J’en suis tombé instantanément fou amoureux. A l’école, tout le monde m’a pris pour un dingue ». « J’ai fini par comprendre que j’aimais tellement Wagner que je ne pourrais jamais lui rendre justice en jouant seulement du piano. C’est comme ça que je me suis intéressé à l’orchestre (…) et de fil en aiguille, à la direction ».

C’est donc forcément par un morceau du compositeur allemand, le prélude de Tristan et Isolde, que Tarmo Peltokoski a ouvert ce samedi son concert inaugural avec l’ONCT avant de diriger la 2e symphonie de Gustav Mahler, autre compositeur germanique qu’il adule.

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Pour le reste de la saison, le nouveau directeur musical a voulu une programmation « éclectique » : les Français Debussy, Fauré, Berlioz, un détour par la Russie avec Rachmaninov, Chostakovitch, des symphonies du compositeur anglais méconnu Ralph Vaughan Williams (1872-1958) ou encore le concerto pour violon de son compatriote Jean Sibelius.

Philippe Gault (avec AFP)

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