L’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France présentent, à partir du 15 octobre, une exposition qui permettra de comprendre comment le Palais Garnier est devenu le temple de l’art lyrique et chorégraphique, un emblème national.
Depuis le début de l’année, les événements se multiplient autour de la célébration des 150 ans de l’inauguration, en janvier 1875, du Palais Garnier.
Concerts de gala, documentaires, visites spéciales et virtuelles, exposition de costumes, publications… s’y sont succédées. Le dernier en date est proposé du 15 octobre au 15 février prochain sous la forme d’une exposition d’archives proposée par l’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France.

Grâce aux fonds précieux de la Bibliothèque-musée de l’Opéra de Paris et à ceux de la BnF, cette exposition, riche d’une centaine de pièces, tableaux, dessins, affiches, photos, livres, manuscrits, costumes et objets, retrace l’histoire de ce théâtre mythique où se mêlent patrimoine et création artistique, événements historiques et faits divers, fantasmes et légendes.
Une copie du plafond de la salle peint par Lenepveu en 1875 avant qu’il soit masqué par le chef-d’œuvre de Chagall
Parmi les pièces qui sont présentées dans cette exposition, sise dans la Galerie de la bibliothèque-musée de l’Opéra au Palais Garnier, des dessins et lithographies signées de l’architecte Charles Garnier représentant les esquisses notamment de la façade du bâtiment ou la cage du grand escalier etr des photos du chantier dans les années 1860. À voir également la copie en réduction (huile sur toile) du plafond de la salle de spectacle peint par Jules-Eugène Lenepveu en 1875 qui fut masqué à partir de 1964 par la fresque monumentale de Marc Chagall.
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Ne pas manquer non plus l’exposition des urnes de plomb dans lesquelles avaient été déposées en 1907 et 1912, à l’initiative d’Alfred Clark, président de la Compagnie française du Gramophone, 24 disques contenant l’enregistrement d’illustres chanteurs de l’époque.
Conformément au souhait d’Alfred Drake, ces urnes, confiées à la BnF, n’ont été ouvertes que 100 ans plus tard. On y trouva des extraits d’œuvres célèbres enregistrées par les grandes voix de l’époque comme celles de la soprano espagnole Adelina Patti (dans Don Giovanni) ou de la basse russe Feodor Chaliapine (dans Ballade du roi).

Par ailleurs, autour du thème « Le Palais Garnier, objet de tous les fantasmes », cinq rencontres (un spectacle en soi, un lieu de création, le temple de la danse, un lien étroit avec le pouvoir politique et sa place dans la culture française) auront lieu dans le cadre unique du Grand Foyer les 22 et 23 novembre prochain.
Philippe Gault
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