Le prix Nobel de littérature 2025 a été décerné jeudi dernier à l’écrivain hongrois László Krasznahorkai. Son deuxième roman, La Mélancolie de la résistance, a fait l’objet d’un film et a inspiré les livrets de deux opéras.
C’est « pour son œuvre fascinante et visionnaire qui, au milieu d’une terreur apocalyptique, réaffirme le pouvoir de l’art » que l’écrivain hongrois László Krasznahorkai, 71 ans, a été désigné Prix Nobel de littérature 2025. Son premier roman, Sátántangó (Le Tango de Satan), paru en 1985, avait fait l’objet d’un film, dont certains plans ont été utilisés pour illustrer un clip du Salve Regina d’Arvo Pärt, comme le second La Mélancolie de la résistance (1989 – Gallimard), qui a également inspiré deux opéras.
Le premier de ces opéras, Valuschka, composé par le chef d’orchestre hongrois Peter Eötvös sur un livret de Mari Mezei et Kinga Keszthelyi, suit à la lettre les différents chapitres du roman de László Krasznahorkai dans lequel on voit évoluer, dans une petite ville du sud-est de la Hongrie, Mme Pflaum qui se débat avec une menace jamais nommée, une plongée hypnotique, dans un monde fascinant et crépusculaire.
La création mondiale de cette œuvre fut donnée en 2003 à Budapest avant d’être reprise à Ratisbone en Allemagne en février 2024 avec le baryton hongrois Zsolt Haja dans le rôle-titre.
La version de La Mélancolie de la résistance, présentée à Berlin, diffusée sur la chaine Mezzo
La seconde adaptation opératique du roman de László Krasznahorkai, on la doit, sous le titre allemand Mélancolie des Widerstands, au compositeur Marc-André Dalbavie sur un livret signé du traducteur et historien de la littérature Guillaume Métayer, qui a notamment collaboré avec Karol Beffa sur Les Aventures de Sol & Rémi (Seghers Jeunesse). Cette version signée Dalbavie/Métayer prend la forme d’une œuvre multimédia mélangeant opéra et film.
A lire aussi
La production, donnée en première mondiale en juillet 2024 au Staatsoper Unter den Linden de Berlin, réunissait un plateau exceptionnel. Sandrine Piau, Tanja Ariane Baumgartner, Philippe Jaroussky, Matthias Klink y interprétaient les rôles principaux, accompagnés par la Staatskapelle Berlin dirigée par Marie Jacquot.
C’est la captation vidéo de cette production que propose la chaîne Mezzo pour sept diffusions du mercredi 15 octobre (20h30) jusqu’au samedi 8 novembre.
Philippe Gault
Retrouvez l’actualité du Classique