Sondage Exclusif : Après le coronavirus, 1 Français sur 2 compte faire un don à une association

La crise du coronavirus a dopé l’esprit de solidarité des Français. C’est ce qui ressort d’une enquête IPSOS, pour la fondation Apprentis d’Auteuil, que Radio Classique vous révèle en exclusivité.

« En cette période, les hauts revenus marquent leur intention de donner plus », se rassure Stéphane Dauge, directeur de la collecte pour les Apprentis d’Auteuil

Depuis le début de l’année 2020, et donc de la crise sanitaire, 1 Français sur 2 a l’intention de donner de l’argent à un organisme caritatif. Un chiffre qui passe à 82% du côté des foyers qui disposent de revenus élevés, soient plus de 120.000 euros par an. C’est 5% de plus que l’an dernier et les dons pourraient être plus élevés. « Ce qui nous rassure, c’est qu’en cette période, les hauts revenus, assez spontanément, marquent leur intention de participer et de donner plus », se réjouit Stéphane Dauge, directeur de la collecte à la fondation Apprentis d’Auteuil.

 

 

En effet, les foyers aisés sont 49% à le penser, contre seulement 25% pour le reste des sondés. « Ils disent avoir donné 2140 euros en moyenne en 2019. Si nous avons la moitié d’entre eux qui donnent plus en 2020, nous pouvons supposer une croissance de ce chiffre. Il revient maintenant au secteur associatif de transformer ces intentions en dons »

 

 

Les hauts revenus mieux informés que la moyenne des Français sur les dispositifs fiscaux d’incitation aux dons

La répartition du surcroit de dons ne sera toutefois pas uniforme dans le monde associatif. Elle dépendra du type d’organisation visée. Une inégalité, qui s’accroit selon les revenus des ménages. Les plus aisés qui comptent donner davantage s’orienteront autant vers les grandes associations ou organismes reconnus d’utilité publique (Restos du coeurs, MSF, Secours Populaire…), que vers les fondations, comme les Apprentis d’Auteuil ou la Fondation de France.

 

Les écarts en termes de dons s’expliquent évidemment par le niveau de revenus, mais aussi par la meilleure connaissance au sein des foyers aisés des dispositifs fiscaux d’incitation aux dons par déductions d’impôts.

 

Cependant, les personnes à hauts revenus disent aussi vouloir se monter davantage solidaires que la moyenne des Français via des dons en nature (69% contre 54% pour la moyenne des Français de 18 ans et plus).

 

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