Covid-19 : « La société de la fête a cédé sa place à une société de la flemme »

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En attendant le verdict des urnes, les Français n’ont pas le moral…

Depuis le début de la crise les casaniers ont redoré leur blason

A peine 17% des Français sont optimistes pour 2022 et 59% anticipent une année identique à 2021 nous dit un sondage du Figaro ce matin. Ce soir la fête sera encore gâchée titre l’Alsace. Une Saint-Sylvestre « plombée par le Covid » écrit la Charente Libre. Et parmi les principaux concernés : les jeunes nous dit le Monde. Le quotidien raconte par exemple la soirée organisée par un étudiant lillois : « tests antigéniques obligatoire pour la vingtaine d’invités » se vante-t-il. Le jeune homme est allé jusqu’à réquisitionner un pharmacien pendant une heure et demi pour dépister tout le monde. Les invités attendront ensuite une trentaine de minutes. Si le test est positif malheureusement ils devront rentrer chez eux.

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Est-ce que c’est si grave que ça finalement ? se demande l’essayiste Jérémie Peltier dans les pages Opinions du Figaro. Oui parce qu’en vérité, la société de la fête a cédé sa place à une société de la flemme. Jadis nous allions dans les boites de nuits pour écouter de la musique mais aujourd’hui, la musique est partout. A l’heure des applications de rencontre, Don Juan reste à la maison. Depuis le début de la crise les casaniers ont redoré leur blason et il n’est pas scandaleux de passer un 31 décembre tranquillement devant un bon film. Figurez-vous que le marché des vidéoprojecteurs croît d’environ 50% par an, depuis deux ans souligne Jérémie Peltier. L’essayiste est très pessimiste sur le retour de la fête en 2022. On va plutôt passer notre temps à nous compter électoralement en terme de vaccination, de jauges. Et à force de se compter, on ne va plus tenir debout.

Marc Bourreau

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