Présidentielle : Que faut-il retenir du débat LR ?

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Un premier débat a eu lieu hier entre les 5 candidats au Congrès des Républicains du 4 décembre, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Eric Ciotti et Eric Juvin. Les prétendants ont dû montrer leurs programmes autour de 4 thèmes : pouvoir d’achat, immigration, sécurité et international.

Xavier Bertrand a montré qu’il visait déjà le second tour

Ce rendez-vous a été un vrai numéro d’équilibriste : affirmer sa différence sans pour autant montrer de division, surtout pas d’invectives et des candidats qui s’appellent par leur prénom. La droite s’est efforcée de se montrer unie, car le 4 décembre, il n’y en n’aura plus qu’un. Pour se différencier, les candidats ont déroulé leur CV et leurs marottes : la crise éducative pour Philippe Juvin, la rigueur budgétaire, par exemple pour Valérie Pécresse, qui appelle à « dire où seront faites les économies, pour être responsables ». On a pu noter quelques points de divergence toutefois, sur l’éolien ! Xavier Bertrand n’en veut plus du tout, ironisant : « vous connaissez beaucoup de promoteurs de l’éolien qui ont leur maison de campagne au pied d’une éolienne ? ». Valérie Pécresse, favorable à cette énergie renouvelable, a répondu qu’il fallait bien évidemment « l’assentiment des populations ».

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Les candidats à la primaire LR ont réussi à ne pas déraper, note le politologue Pascal Perrineau

Débordés sur leur droite par un Eric Zemmour qui progresse toujours dans les sondages, tous les candidats ont musclé leur proposition sur le régalien et le sécuritaire, et Eric Ciotti assume une proximité de constat avec le polémiste. S’il faut d’abord gagner la voix des adhérents, Xavier Bertrand a voulu montrer qu’il visait déjà le second tour, ciblant « Monsieur Macron », dont la politique est un échec, selon lui. A la question : seriez-vous premier ministre d’Emmanuel Macron si l’occasion se présentait ? Cest NON ! Les LR veulent absolument retrouver leur place dans le paysage politique. Et pour Pascal Perrineau, politologue et professeur à Sciences Po, les concurrents ont tout fait pour que ce débat se passe sans étincelles : « LR porte un certain traumatisme de la dernière primaire, et les candidats ont pour obsession que le débat ne tourne pas à la mise au jour de clivages ». Ils ont réussi à ne pas déraper, analyse le politologue, qui pointe même sur plusieurs thèmes (le nucléaire, l’immigration), « des zones de consensus plutôt forts ». Pascal Perrineau note que les distinctions perceptibles lors de ce débat n’ont jamais été présentées comme des clivages.

Victoire Faure

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