Alors que les écologistes se préparent pour le premier tour de la primaire de septembre et que la sensibilité climatique ne cesse de croître, rien ne permet d’assurer que cette prise de conscience se traduira dans les urnes.
Primaire des écologistes : le 1er tour aura lieu le 16 septembre
Europe Ecologie les Verts espère bien réitérer en 2022 la « vague verte » des municipales explique Le Figaro. Déjà cinq membres de la grande famille écologistes sont candidats à la course élyséenne et les Verts attendent avec impatience le 16 septembre, date du premier tour de la primaire. « Il faut être le plus nombreux possible. Du nombre de participant découlera évidemment notre dynamique » analyse, jovial, Yannick Jadot dans le quotidien.
A lire aussi
Les résultats de la primaire tomberont au moment des législatives en Allemagne. « Les Verts français espèrent une victoire d’Annalena Baerbock pour profiter d’une synergie » lit-on dans les colonnes du Figaro.
L’éco-anxiété deviendrait « le mal du siècle »
Alors que les sujets environnementaux sont brûlants, les écologistes européens pourraient peut-être sortir renforcés des prochains scrutins. Cette sensibilité climatique incontestable est parfois source de cauchemars, un phénomène psychique qui porte un nom : l’éco-anxiété. « La pandémie a accru ce sentiment d’angoisse et d’impuissance des jeunes face au dérèglement climatique » explique le Figaro.
A lire aussi
Pauline, 20 ans, s’exprime sur le sujet dans l’article du quotidien : « je suis en colère. Mais je ne sais pas contre qui ». Face aux images et aux récits catastrophiques, la jeune femme se dit parfois prise de panique. L’éco-anxiété devient presque « le mal du siècle » raconte le journaliste.
Les jeunes sont les plus « engagés », mais votent le moins
Pour autant il n’est pas sûr que cette prise de conscience se transforme en vote. Ainsi d’après une étude réalisée par la fondation Jean Jaurès publiée dans Les Echos, près de deux tiers des Français se définissent comme « engagés », mais cela ne se ressent pas dans les urnes. D’autant que ce sont les jeunes, explique le journal, qui se sentent le plus « engagés » et qui cependant votent le moins puisque « les 25-34 ans sont la tranche d’âge pour laquelle le vote est le moins efficace ».
Victoire Faure