La Revue de Presse du jour – 19/02/2019

La revue de presse… Pour changer d’un climat nauséabond, parlons du bonheur…

Les Français disent leur bonheur, tout en étant pessimistes…
Paradoxal, souligne Le Midi Libre : pessimistes mais heureux… les habitants d’Occitanie…
Etes vous heureux en Centre Val de Loire ? demande La République du Centre…
La question est posée aussi à… Monaco. « Le bonheur, c’est où, quand, et pour qui ? » demande également Monaco Matin…
A Monaco, on s’inquiète aussi pour l’avenir du pays, mais à titre personnel, on s’estime heureux…
La presse régionale se partage vous l’avez compris un même sondage : 10.000 Français interrogés…
Peut-on encore dire « Heureux comme un juif en France » ? (Vivre heureux comme Dieu en France, proclamait un vieux dicton yiddish au sujet de la France, pays qui le premier émancipa ses juifs…)

L’antisémitisme à la Une des bien des journaux ce matin encore…

La question du bonheur des juifs en France, c’est le problème de toute la République…
La rabbin Delphine Horvilleur le rappelle dans Libération : « Ce n’est pas aux juifs de lutter, mais à tous. »
La réponse à la haine antisémite ne peut pas venir des pouvoirs publics : c’est une responsabilité individuelle et collective qui ne doit pas tomber d’en haut…

Des marches de solidarité sont organisées aujourd’hui dans toute la France pour dire « stop », comme le disent Les Dernières nouvelles d’Alsace…

Le sursaut collectif peut-il avoir lieu ? De l’avis général, sauf miracle, on risque d’être loin de la mobilisation face à la profanation du cimetière juif de Carpentras, il y a presque 30 ans…
Le rassemblement de politiques ce soir à Paris ne fait pas illusion ! Impossible union sacrée désormais, soulignent L’Opinion et Le Figaro qui pointe les racines anciennes et occultées de l’antisémitisme d’extrême gauche… Libération souligne clairement les condamnations tardives et parfois minimales de la France insoumise…
L’Union sacrée a perdu de son sens, avance Cécile Cornudet dans Les Echos, à partir du moment où Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan font le pari que les partis populistes progressent en éructant, en multipliant les coups d’éclat et en adoptant un vocabulaire censé être celui du peuple, trivial…
A propos de Nicolas Dupont-Aignan, L’Opinion maintient ses soupçons d’antisémitisme visant une candidate en position éligible sur sa liste aux Européennes. Emmanuelle Gave (dont le père, financier… libéral, en rien souverainiste finance Debout la France) a bien soutenu que la liberté d’expression doit permettre de remettre en cause la Shoah…

En sait-on plus sur l’homme qui a multiplié les insultes contre Alain Finkielkraut ?

Encadré du Figaro : il s’agirait d’un salafiste de Mulhouse, connu des services de police.
Ses mots ont marqué… Notamment ce « on est chez nous » lancé à la figure de l’académicien…
« De quoi ce ‘chez nous’ est-il le nom ? » s’interroge Valérie Toranian dans La Revue des deux Mondes…
« D’une terre pure délivrée des Juifs, comme la Seine Saint Denis désormais Judenraus, et dont les habitants juifs ont opté pour un autre département ?
« De quel ‘peuple’ parle t-il ? Un peuple qui s’acharne sur un juif imaginaire, bouc émissaire de tous les problèmes ? A moins qu’il n’ait en tête le peuple de l’islam ? Car s’il est salafiste, il souscrit à l’idée du djihad permanent, de la conquête voulue par le prophète des terres des mécréants et de leur soumission, tôt ou tard, à la loi islamique ? »
Fin de citation de Valérie Toranian…

On parle aussi du djihad dans la presse, à propos des revenants de Syrie…

La France n’a pas renoncé à leurs procès en Irak, c’est-à-dire l’endroit où ces individus ont commis les faits », rappelle le ministère de la Justice, lit-on dans Le Figaro.
Le patron du renseignement intérieur, Nicolas Lerner, assure dans Le Parisien, que le scénario du retour en France des combattants du djihad n’est qu’une hypothèse de travail…
Mais il précise que 280 sont déjà revenus, « la majorité sont incarcérés ». Tous ceux qui pourraient revenir (on évoque 150 hommes et femmes aux mains des Kurdes) le seront, et feront l’objet de poursuites pénales pour des faits criminels…
Reste que les craintes sont nombreuses : comment éviter que nos prisons ne deviennent des centres de radicalisation pour les Kouachi et Coulibaly de demain ? D’autres invoqueront un repentir dont on ne pourra que questionner la sincérité.
Et, ajoute Patrick Saint Paul, dans Le Figaro, ceux qui seront jugés tenteront de faire de leur procès une tribune pour diffuser leur idéologie mortifère…
Le patron de la DGSI assure dans Le Parisien que 27 passages à l’acte ont été déjoués ces deux dernières années…

Michel Grossiord