Vaccination : pour Alain Minc il faut la rendre obligatoire pour les plus âgés

Alain Minc, conseiller politique, essayiste et dirigeant d’entreprises était l’invité de Bernard Poirette ce jeudi 31 décembre. En ce dernier jour de l’année 2020, il est revenu sur la crise du Covid 19, déplorant la lenteur des pouvoirs publics dans la vaccination et estimant qu’il fallait la rendre obligatoire.

 

Alain Minc : « Je ne comprends pas pourquoi la France est à 130 vaccinés quand l’Allemagne est à 78 000 »

Alain Minc est tout d’abord revenu sur la crise sanitaire et économique. Sur la question des vaccins, le conseiller politique s’est indigné de la lenteur de la France : « Je ne comprends pas pourquoi la France est à 130 vaccinés quand l’Allemagne est à 78 000. C’est pire que de prendre au foot 7-0 à France-Allemagne, là c’est 14-0 ! ».

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Il a aussi déclaré que le consentement pour la vaccination était « une aberration », ajoutant ne pas comprendre pourquoi « la vaccination contre la variole est obligatoire pour les nourrissons et qu’elle ne le serait pas pour les vieux contre le Covid ». Il explique ce phénomène par « une judiciarisation de la vie politique française ». Il a également précisé qu’il ne faut « pas donner du crédit aux obscurantistes ».

 

Alain Minc est « immensément reconnaissant envers Angela Merkel »

Interrogé par Bernard Poirette sur le couvre-feu à 20h dans 20 départements, Alain Minc a déclaré que « le gouvernement essaye de prendre la moins mauvaise décision ». « Personne ne sait si la mesure sera efficace, j’ai tendance à faire confiance aux pouvoirs publics » a-t-il dit. Il a par ailleurs salué « la réussite du gouvernement dans la gestion de l’urgence » : « on a réussi à mettre un amortisseur social qui a évité une explosion sociale, avec les prêts garantis par l’Etat on a réussi à maintenir le tissu économique ». Il a rendu un hommage aux gouvernements occidentaux et aux banques publiques, notamment à Angela Merkel : « nous devons être immensément reconnaissants envers la chancelière ».

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Interrogé par Bernard Poirette sur le Brexit, l’essayiste a expliqué son sentiment paradoxal : « affectivement je le regrette mais pratiquement je m’en réjouis ». Selon lui, le plan de relance européen n’aurait jamais été possible avec les Britanniques. Enfin, Alain Minc a dit tout son optimisme pour 2021. Malgré une année 2020 compliquée en raison de la crise sanitaire, il a aussi souligné les acquis de cette année. « Donald Trump a été battu, l’Europe a franchi une étape décisive, la société française a tenu » a-t-il notamment précisé.

Antoine Mouly

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