Tour de France : La belle histoire entre la Bretagne et la Grande Boucle se poursuit

Entre le Tour de France et la Bretagne, c’est une véritable histoire d’amour. Même si Rennes, à tendance écologiste, a refusé d’accueillir la Grande Boucle cette année estimant que trop d’hélicoptères et de voitures accompagnaient les coureurs, la Bretagne adore le Tour. Il s’est d’ailleurs élancé de Brest pour la quatrième fois en un peu plus de 100 ans, ce qui en fait la ville à avoir accueilli le plus de départs avec Paris.

Tour de France : 120 heures de direct et plus de 40 millions de téléspectateurs

La Bretagne est la terre de Jean Robic, Louison Bobet et Bernard Hinault. Cette année encore, les Bretons seront encore bien représentés sur les routes du Tour avec 7 coureurs et deux équipes, Arkea Samsic et B&B Hotels. Si la Bretagne mise autant sur le Tour, c’est que l’épreuve sportive est une exceptionnelle campagne de publicité pour les régions françaises, avec 120 heures de direct dans 190 pays et plus de 40 millions de téléspectateurs. Ainsi, les régions considèrent le Tour comme un investissement, et non comme une dépense.

La région Bretagne versera cette année plus de 3,5 millions à ASO, l’organisateur du Tour de France

Il est difficile d’estimer les retombées exactes du Tour de France. Si ce n’est pas donné d’accueillir la Grande Boucle (80.000 euros pour être ville-départ, 120.000 euros pour être ville-arrivée), le comité d’organisation compte chaque année plus de 200 candidats pour seulement une petite quarantaine d’étapes. Le région Bretagne va donc cette année verser plus de 3,5 millions à ASO, et Brest payera à elle seule 840.000 euros pour être point de départ de l’épreuve.

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Le Tour va rester quatre jours en Bretagne, traversera tous ses départements sur 750 kilomètres, soit 20% du parcours total. Les hôtels bretons sont pleins, et les paysages pourraient donner des idée aux vacanciers en pleine période de réservation pour cet été. Les retombées économiques du Tour peuvent êtres très importantes sur le plan touristique.

David Barroux

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