« Quoi qu’il en coûte » : 7 Français sur 10 approuvent

Le « quoi qu’il en coûte », leitmotiv du gouvernement pour désigner la politique de soutien apportée aux entreprises a plutôt bonne presse chez les Français. 71% estiment la réponse du gouvernement adaptée à son choix d’arrêt forcé de l’activité pour le contrôle de la crise du covid-19 selon un sondage Elabe pour Radio Classique / Les Echos et L’Institut Montaigne.

Dette Covid-19 : plus d’un Français sur deux craint une hausse d’impôt

71% des Français estiment que le « quoi qu’il en coûte » est adapté à la situation, même si ces choix augmentent significativement la dette publique. Ils sont tout de même 28% à déclarer au contraire que ces aides font augmenter la dette publique de façon trop importante.

A lire aussi

 

Concernant le remboursement de cette dette, les français craignent une hausse des impôts (51% d’entre eux) couplée d’une réduction des dépenses publiques (opinion partagée par 41% des français). Ils sont 33% à espérer que la croissance économique des années à venir épongera la dette liée au covid et 30% à attendre une « contribution exceptionnelle » des franges les plus riches de la population. Egalement à citer, les 15% de français qui pensent que la dette sera annulée, et non remboursée.

 

Les Français ne jugent pas crédible à 76% la promesse du gouvernement de ne pas augmenter les impôts

Alors que l’exécutif a affirmé ne pas engager de hausses d’impôts pour rembourser la dette, 76% des Français jugent que cette position du gouvernement n’est pas crédible. 24% de la population juge au contraire cette affirmation plutôt crédible, et 5% d’entre eux y croient dur comme fer en l’estimant tout à fait crédible.

A lire aussi

 

 

Les français sont très largement en accord avec un maintien ou un élargissement du « quoi qu’il en coûte » dans les mois à venir. Alors que 58% d’entre eux déclarent vouloir garder le soutien économique tel quel, 30% estiment qu’il est insuffisant et souhaitent accroître ces aides. Seul 11% de la population pense qu’il faut restreindre l’argent dépensé dans le cadre de cette politique de soutien.

Rémi Monti

Retrouvez l’actualité du Classique