PMA : la présidente de « la Manif pour tous » dénonce un « passage en force » du gouvernement

Ludovine de La Rochère, présidente de « la Manif pour tous » était l’invitée de Renaud Blanc ce vendredi 30 août 2019. Elle dénonce un « pseudo-débat » et regrette l’absence de dialogue avec le gouvernement sur l’encadrement de la PMA.

PMA : la « Manif pour tous » en attente d’une réponse du gouvernement

Le 26 juin 2019, la « Manif pour tous » avait adressé une lettre à Emmanuel Macron sur le projet de loi annoncé sur la PMA. Aujourd’hui, la présidente du mouvement a dénoncé l’absence de réponse de la part du chef de l’Etat : « Nous n’avons jamais eu de réponses à tous les obstacles, à toutes les difficultés que nous avons évoquées concernant la PMA sans père. Pas de réponses sur les conséquences et les implications. Nos demandes de rendez-vous (…) sont restées sans réponse. Autrement dit : il n’y a pas de dialogue ». Ludivine de la Rochère a par ailleurs dénoncé un « passage en force » du gouvernement malgré les résultats des états généraux de la bioéthique qui – selon elle – ont montré « massivement la volonté des participants d’un statut quo et d’un maintien de l’encadrement de la PMA telle qu’elle est aujourd’hui. »

GPA : la PMA et l’ouverture à la marchandisation humaine

« La PMA sans père, c’est l’ouverture à la marchandisation humaine » assure Ludovine de La Rochère – Elle estime qu’avec l’extension de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, et la « pénurie de gamètes », la demande en sperme va connaitre une recrudescence.  » Elle a par ailleurs rapproché les questions climatiques et la GPA : « L’usage irréfréné de la technique a conduit à une dévastation de la faune et de la flore. Ne faisons pas la même chose pour l’être humain, la conception et la filiation ». Elle ajoute : « Pourquoi mettre en oeuvre de manière systématique des techniques médicales pour des femmes qui sont en réalité fécondes ? Et puis dans quelques années, on aura une nouvelle Greta Thunberg qu’on a fait n’importe quoi et qu’en 2020 on est allé sur une loi, si malheureusement on y va, qui est délétère. 

Arthur Barbaresi 

 

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